Dico Credo


 


365. Zélote

Membre d’un groupe juif du temps de Jésus qui prônait la violence pour se débarrasser de l’occupant romain. Un des apôtres est appelé Simon le Zélote. Peut-être qu’il faisait partie du groupement et qu’il a changé d’orientation en suivant la ligne douce de Jésus. Les apôtres saints Simon et Jude sont les patrons secondaires de la chapelle de Cournillens. Ils y étaient jadis très vénérés.


 

364. Vœux religieux

Les moines et moniales, pères, frères et sœurs d’une communauté, d’un ordre religieux prononcent des engagements (vœux) pour imiter de manière particulière la vie du Christ. Les engagements sont un peu différents selon les communautés, mais en gros, il s’agit des vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Ces engagements définitifs sont pris après un temps de préparation (postulat, noviciat) et de vœux temporaires.


 

363. Vocale (prière vocale)

Type de prière qui consiste à dire des mots, que ce soient des prières officielles ou des prières improvisées. Il y a aussi la prière mentale, qui est une prière uniquement intérieure. Puissent les mots formulés extérieurement nous conduire à l’intériorité et à la paix du cœur ! 


 

362. Vision béatifique

Littéralement : la vision qui rend heureux. Expression pour désigner le bonheur des humains qui verront Dieu dans le Royaume.


 

361. Vicaire général

Le vicaire général est le bras droit de l’évêque. C’est son alter ego sur le plan administratif. Il peut y avoir plusieurs vicaires généraux pour un diocè


 

360. Viatique

Dernière communion d’un mourant. Sa communion lui servira de nourriture spirituelle sur la route (via) qui le conduira au Royaume.


 

359. Vertus théologales / vertus cardinales

La vertu désigne un trait de caractère moral. On distingue les vertus théologales : foi, espérance et amour (charité) et les vertus cardinales : prudence, tempérance, force, justice. Les premières sont données par Dieu, tandis que les secondes correspondent à un effort de l’homme pour les acquérir. Concernant les vertus « cardinales », cet adjectif a la même étymologie que le cardinal, dignitaire ecclésiastique. Le terme vient du latin cardo, le gond, le pivot de la porte. C’est autour de ces quatre vertus principales que « tournent » les autres vertus.


 

358. Verbe

Terme employé par saint Jean pour désigner le Fils de Dieu. Verbe vient du latin verbum, que l’on peut traduire aussi par « parole ». Jésus n’est pas un homme ordinaire béni par Dieu. Il vient de Dieu lui-même. Comment expliquer que Dieu a un Fils, différent donc de son Père sans pour autant être posé à côté de lui comme un deuxième Dieu ? Les théologiens chrétiens ont recours à l’image de la pensée, c’est-à-dire de la parole intérieure d’un être doté d’intelligence : sa pensée est intérieure à lui mais elle n’est pas lui-même, elle est engendrée par lui. Ainsi peut-on comprendre le Fils de Dieu comme la Parole, le Verbe de Dieu. Toutes ces explications demeurent bien sûr des balbutiements face à un mystère qui nous dépasse.


 

357. Vêpres

Prière officielle du soir. Du latin vesper, le soir, qui a donné également le mot vêprée. Jusque dans les années 1960, les fidèles étaient invités à assister aux vêpres du dimanche, chantées à l’église. On peut toujours assister à l’office des vêpres chanté dans des monastères, comme Hauterive, La Fille-Dieu ou Einsiedeln.


 

356. Veni Creator

Début d’un chant en latin adressé au Saint-Esprit : « Viens Esprit Créateur ». Appelons cet Esprit sur nous-mêmes, afin qu’il façonne chaque jour davantage notre cœur à l’image du cœur de Jésus !


 

355. Vatican II

Le deuxième concile du Vatican ou Vatican II s’est tenu de 1962 à 1965. Convoqué par le pape Jean XXIII et continué par le pape Paul VI, ce concile a cherché à adapter le message de l’Eglise à la culture moderne, en revenant aux fondamentaux de la foi et de l’organisation de l’Eglise, et en enlevant certains enseignements et usages désormais obsolètes, ajoutés au fil des siècles. Une des affirmations majeures de Vatican II en matière doctrinale est le refus du dualisme à propos de la destinée humaine. L’être humain n’est pas réduit à son horizon terrestre, auquel s’ajouterait le surnaturel, Jésus et la Trinité, pour les croyants. Tous les humains sont appelés à partager la vie divine.


 

354. Urbi et orbi

Terme latin signifiant « à la ville et au monde ». La ville désigne Rome. Lorsque le pape donne la bénédiction urbi et orbi, il la donne pour la ville dont il est évêque et pour le monde entier. On emploie aussi cette expression comme synonyme de « partout » (proclamer une nouvelle urbi et orbi).


 

354. Urbi et orbi

Terme latin signifiant « à la ville et au monde ». La ville désigne Rome. Lorsque le pape donne la bénédiction urbi et orbi, il la donne pour la ville dont il est évêque et pour le monde entier. On emploie aussi cette expression comme synonyme de « partout » (proclamer une nouvelle urbi et orbi).


 

353. Union hypostatique

L’hypostase veut dire en grec ce qui est placé dessous. Dans la théologie, ce terme a fini par désigner la personne, le sujet doté d’autonomie, qui se trouve derrière ses actions, paroles et pensées. On parle ainsi de l’union hypostatique pour dire qu’en Jésus le Christ il y avait (et il y a toujours) union, dans sa personne, de la nature humaine et de la nature divine. L’expression permet d’affirmer que Jésus est vrai homme et vrai Dieu, sans confusion des natures, mais cependant, on ne fait pas du Christ un être à double étage, un être humain et un être divin, puisque le même Jésus le Christ, la même personne qui est le Christ, est à la fois fils des hommes et Fils de Dieu.


 

352. Trinité

Ce mot ne se trouve pas dans la Bible. Il a été forgé par les théologiens pour rendre compte que les trois dont parle la Bible, le Père, le Fils et l’Esprit, forment une unité particulière, plus forte que la somme de trois personnes. Du point de vue rationnel, on ne peut certes pas comprendre que 1 + 1 + 1 = 1. Cela reste de l’ordre de la foi. Mais peut-être faudrait-il changer le signe mathématique. Pour la Trinité, c’est plutôt : 1 x 1 x 1 = 1 ! Notre image de la Trinité est influencée par la célèbre icône de Roublev où l’on voit trois personnes autour d’une table. Soyons attentifs : cette image n’est pas un portrait de famille, une photographie de la Trinité ! L’icône représente seulement un symbole de la Trinité, une histoire de l’Ancien Testament : trois personnes accueillies par Abraham.


 

351. Triduum pascal

Espace de trois jours dans le temps à Pâques. Il commence au soir du Jeudi-Saint (mémoire du dernier repas du Christ), pour continuer le Vendredi-Saint (mémoire de sa mort en croix), à travers le Samedi-Saint (temps de silence en union avec le Christ au tombeau), jusqu’à la joie de la Résurrection célébrée par une grande veillée de Pâques le samedi soir, par la messe du dimanche matin et les vêpres du soir.


 

350. Tridentin

Cet adjectif, employé dans les expressions messe tridentine, rite tridentin etc. fait allusion à la ville de Trente (Tridentum en latin) en Italie du nord, où un important concile s’est tenu entre 1545 et 1563, pour répondre à la Réforme protestante et opérer diverses réformes à l’intérieur de l’Eglise catholique. Les décisions du concile de Trente ont largement inspiré la vie de l’Eglise catholique jusqu’au concile Vatican II (1962-1965), qui a cherché de son côté à répondre aux défis nouveaux de la modernité. Mais cela n’a pas toujours été simple, dans le domaine sensible de la liturgie notamment. L’Eglise a permis à des personnes attachées aux anciennes formules de continuer à célébrer la messe selon le rituel établi à la suite du concile de Trente. Un synonyme de rite tridentin est la « forme extraordinaire du rite romain ».


 

349. Transsubstantiation

Pour simplifier, la substance désigne « l’être profond » des choses, à la différence de ce qui apparaît, comme la couleur, la grandeur etc. On emploie le terme technique de transsubstantiation pour signifier à la messe la transformation de la substance du pain et du vin dans le corps et le sang du Christ, même si ce qui apparaît aux sens (vue, goût) ne change pas.


 

348. Transfiguration

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une montagne où ses disciples le voient non plus comme un simple homme mais comme un être entouré de la lumière de Dieu. On appelle cet épisode la Transfiguration. La tradition explique que Jésus voulait réconforter les apôtres par cette lumière, avant qu’ils ne le voient souffrir et mourir en croix. D’ailleurs la fête de la Transfiguration (6 août) est célébrée quarante jours avant la fête de la Croix glorieuse (14 septembre).


 

347. Tradition

Dans une vision populaire du terme, les traditions désignent des usages et comportements anciens et/ou routiniers. C’est aussi un terme théologique qui signifie la transmission, à travers les générations, du message divin (c’est-à-dire la Révélation, voir ce mot). Il convient de préciser les relations entre la Tradition et la Bible. La Bible contient la révélation écrite et la Tradition est la manière dont cette révélation est vécue, comprise et transmise dans l’Église.


 

346. Toussaint

La Toussaint (1er novembre) célèbre tous les saints et saintes, tous les amis de Dieu. La Toussaint a pris une coloration triste à cause du jour des défunts célébré le lendemain (2 novembre). Ne pourrait-on pas inverser la tendance, et faire du 2 novembre un jour d’espérance, illuminé par la promesse de la Toussaint ? Nous sommes tous appelés à être des saints, des amis de Dieu !


 

345. Torah ou Tora

Synonyme de Pentateuque (voir ce mot). Ensemble des cinq premiers livres de la Bible : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, considérés comme les plus importants de l’Ancien Testament. Dans le mot en hébreu, il y a l’idée d’instruction, d’enseignement. Le grec en revanche traduit le mot Torah par Nomos, qui veut dire la loi.


 

344. Théologie

Ce mot veut dire en grec « discours sur Dieu ». A l’origine, le terme appartenait à la philosophie, à la réflexion humaine sur Dieu. Ensuite, la théologie désigne l’étude des vérités que Dieu a lui-même données à l’être humain au travers de la Révélation (voir ce mot).


 

343. Tétramorphe

Du grec tetra et morphè, les « quatre formes ». Inspiré du prophète Ezéchiel, l’Apocalypse parle de quatre êtres vivants ailés entourant le trône de Dieu, un lion, un taureau, un homme et un aigle. Ils pourraient symboliser la totalité de la création, le symbole des forces de l’univers soumises à Dieu. Une lecture postérieure fait de ces êtres les symboles des évangélistes (Matthieu = homme, Marc = lion, Luc = taureau, Jean = aigle). 


 

342. Tétragramme

Du grec tetra et gramma, les « quatre lettres ». Mot sacré donnant les consonnes du nom hébreu de Dieu (YHWH). Par respect, on ne prononçait pas le nom divin, mais on disait à la place « Adonaï », le Seigneur.


 

341. Testament (Ancien et Nouveau Testament)

Cette division de la Bible a été faite bien naturellement par les chrétiens, qui voulaient distinguer les écrits du peuple juif et ceux concernant Jésus. Pour nous, le mot testament évoque les dispositions d’une personne concernant ses biens après sa mort. Mais testamentum traduit un mot grec qui signifie aussi « contrat », « convention ». Il faut donc comprendre le mot Testament sous sa signification d’ « alliance », entre Dieu et les hommes. L’Ancien Testament et le Nouveau Testament veulent donc dire la Première Alliance et la Seconde ou Nouvelle Alliance.


 

340. Tente de la rencontre

La Bible nous dit que du temps de Moïse, l’arche d’alliance (voir ce mot) n’était pas conservée dans un bâtiment en pierre, mais dans un sanctuaire transportable, fait de pieux et de tissus. Ce sanctuaire portatif montrait que Dieu accompagnait le peuple dans sa marche. La Tente de la rencontre sera remplacée par le Temple de Jérusalem. Un écho de cette institution se trouve dans le verset de l’Evangile où l’on dit que le Verbe fait chair « a habité parmi nous » (Jn 1,14). Littéralement, le Verbe « a planté sa tente parmi nous ». Le Fils de Dieu fait homme est avec nous sur nos chemins !


 

339. Temps pascal

Le temps de Pâques commence à Pâques et se termine à la Pentecôte. Il dure cinquante jours. Lors des célébrations, on allume le cierge pascal, symbole de la résurrection du Christ. La première semaine du temps pascal s’appelle l’octave de Pâques.


 

338. Temporal / sanctoral

Le temporal désigne les textes liturgiques qui concernent les temps, les périodes de l’année (Avent, Noël, Carême, Pâques, Temps ordinaire) et le sanctoral contient les textes pour les jours précis de l’année où l’on fête tel saint.


 

337. Te Deum

Chant de louange, de merci à Dieu, dont la composition est attribuée à saint Ambroise, évêque de Milan au IVe siècle. C’est le début du texte, « Te Deum laudamus » : Dieu, nous te louons.


336. Tantum ergo

Chant en l’honneur de l’eucharistie, du Saint-Sacrement, composé par saint Thomas d’Aquin au XIIIe siècle. Tantum veut dire « si grand » et ergo « donc ». C’est le début du texte, « Tantum ergo sacramentum, veneremur cernui », littéralement : donc, un si grand sacrement, vénérons-le à genoux.


 

335. Talion

On parle des deux tables de la Loi, les Dix Commandements écrits sur deux tablettes de pierre, la première contenant trois commandements (obligations face à Dieu) et la seconde sept (obligations face aux autres humains). En liturgie, les deux tables désignent le pupitre des lectures ou ambon, où l’assemblée se nourrit de la Parole de Dieu, et l’autel, où se trouve l’eucharistie, le sacrement qui nourrit les fidèles.


 

334. Tables

  1. On parle des deux tables de la Loi, les Dix Commandements écrits sur deux tablettes de pierre, la première contenant trois commandements (obligations face à Dieu) et la seconde sept (obligations face aux autres humains). En liturgie, les deux tables désignent le pupitre des lectures ou ambon, où l’assemblée se nourrit de la Parole de Dieu, et l’autel, où se trouve l’eucharistie, le sacrement qui nourrit les fidèles.

     

333. Tabernacle

Du latin tabernaculum, tente. Dans l’Ancien Testament, le tabernacle désigne le sanctuaire déplaçable, semblable à une tente, ancêtre du Temple de Jérusalem. On l’appelle aussi Tente de la Rencontre. Dans le judaïsme, la fête des Tentes (ou tabernacles) rappelle le séjour des Hébreux comme nomades dans le désert, habitant des tentes sous la conduite de Moïse. Dans une église, le tabernacle est le petit meuble où l’on place l’eucharistie. Dire que Jésus se trouve dans le tabernacle, c’est-à-dire dans une « tente », montre qu’il n’a pas une demeure fixe, mais nous accompagne sur nos chemins d’existence !


332. Synoptiques

Vient d’une expression grecque signifiant « vus ensemble ». Les Evangiles synoptiques désignent les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc qui ont une architecture un peu semblable. Ils peuvent être assez facilement comparés, vus ensemble, à la différence de l’Evangile de Jean qui suit un plan bien différent.


 

331. Synode

Littéralement, en grec : ensemble sur la route. Les synodes constituent des temps de rencontre en Eglise, pour discuter de sa vie, de son organisation. La synodalité est un style de vie en Eglise, qui insiste sur les rencontres, afin de donner la parole à tous et toutes. Le pape François a insisté sur la synodalité dans l’Eglise.


 

330. Synagogue

Lieu de la prière juive. Jésus et l’apôtre Paul fréquentaient les synagogues de leur temps. Vient du grec sun (avec) et agô (déplacer), donc « lieu où l’on se rassemble ».


 

329. Symbole des apôtres

Ici, le mot symbole est un terme technique qui désigne un texte résumant la foi chrétienne, un credo. Le « symbole des apôtres » est attribué aux douze apôtres. Ce sont eux, dit la légende, qui l’ont composé. Pour cette acception technique du terme, l’étymologie est la même que le symbole en général : deux réalités jetées, mises ensemble, car le texte d’un symbole de foi est en lien avec la foi qu’il résume. 


 

328. Symbole

Vient de deux mots grec, sun (avec) et ballô (jeter, mettre). Action de mettre ensemble deux réalités. Au départ, c’était un objet partagé en deux, dont deux personnes conservaient la moitié. Elles pouvaient ainsi se reconnaître. Plus largement, le symbole est une image, un dessin, un objet etc. qui renvoie à autre chose. Exemple : une barque avançant sur la mer est le symbole de l’existence humaine qui avance dans le calme ou la tempête. Le symbole se distingue du signe. Le signe serait le fruit d’une convention. Le symbole en revanche fait appel à l’imagination et serait plus ouvert à l’interprétation.


 

327. Surplis

Sorte d’aube dont on a enlevé la partie inférieure, portée sur la soutane lors des célébrations liturgiques. Le surplis peut être utilisé par les servants de messe, ou les prêtres lorsqu’ils célèbrent un sacrement autre que la messe ou qu’ils sont regroupés pour la prière (voir Heures).


 

326. Stigmates

En médecine, un stigmate est une marque que laisse sur la peau une maladie, une blessure. Vient du grec stigma, la piqûre, la marque au fer rouge. Dans la religion, les stigmates désignent les marques des blessures que Jésus continue à porter malgré sa résurrection. Cela montre la réalité du don de sa vie. Il n’a pas fait semblant de nous aimer ! Certains et surtout certaines mystiques, peuvent porter sur le corps les stigmates de Jésus, parce qu’ils sont très intimement unis à lui dans sa souffrance, comme saint François d’Assise, saint Padre Pio ou sainte Marguerite Bays.


 

325. Stalles

Les stalles sont les sièges latéraux dans le chœur des églises, à la différence des bancs, placés dans la nef. Les stalles sont agrémentées de boiseries, parfois sculptées. De nombreuses stalles remontent au Moyen Âge, comme à Fribourg, Hauterive, Estavayer-le-Lac, Romont etc.


 

324. Sion

Dans la Bible, ce mot ne désigne pas la capitale du Valais ! C’est un synonyme de Jérusalem.


 

323. Simonie

Trafic des choses sacrées pour de l’argent. Quelqu’un qui aurait obtenu un poste dans l’Eglise en donnant un pot-de-vin est appelé simoniaque. Le mot vient de Simon le Magicien, un personnage du Nouveau Testament, qui demanda aux apôtres de lui vendre le don de faire descendre l’Esprit-Saint (Actes des Apôtres 8,18-19).


 

322. Shéol

Pour l’Ancien Testament, lieu du séjour des morts. Cette condition est triste et ténébreuse. Elle est complétée un siècle ou deux avant le Christ par l’idée de la résurrection des corps.


 

321. Séquence

Mot technique désignant certains chants de la liturgie, en grégorien. Les deux plus célèbres séquences sont Victimae Paschali, chant de Pâques, et Veni Sancte Spiritus, chant de Pentecôte.


320. Septante (la)

La plus célèbre traduction en grec ancien de la Bible. Selon la tradition, elle aurait été accomplie par septante, ou même septante-deux traducteurs, soit six pour chacune des douze tribus d’Israël.


 

319. Séminaire

Lieu de formation des séminaristes, les futurs prêtres. Vient du mot latin signifiant la « pépinière ». Le séminaire de notre diocèse se trouve à Givisiez.


 

318. Semaine Sainte

La Semaine Sainte désigne la semaine qui, depuis le dimanche des Rameaux, conduit à Pâques, à la célébration de la Résurrection de Jésus. Au point de vue liturgique, c’est le moment le plus fort dans toute l’année.


 

317. Séculier

Un séculier est une personne qui vit « dans le siècle », dans le monde, à la différence des religieux, moines et moniales qui sont rattachés à un ordre religieux. Le clergé séculier désigne ainsi les prêtres dépendant d’un évêque, à la différence du clergé régulier, qui vit selon une règle.


 

316. Scrutin

D’un mot latin signifiant l’action de scruter, de rechercher, car dans les scrutins, la personne candidate au baptême recherche à distinguer la lumière des ténèbres. Il y a trois scrutins, trois étapes durant le carême (3e, 4e et 5e dimanche de carême) sur le cheminement de la personne, jeune ou adulte, qui sera baptisée à Pâques.


 

315. Scribe

Les scribes étaient jadis les personnes qui maîtrisaient l’écriture. Dans la Bible, les scribes étaient aussi les spécialistes de la Loi, ils la transcrivaient, l’expliquaient, l’interprétaient. C’étaient des personnages importants. Jésus est entré en conflit avec les scribes car le danger était grand pour eux de tomber dans le légalisme et d’asservir l’homme à la loi, alors que la loi doit aider les humains à être meilleurs.


 

314. Scolastique

Ce mot est de la même famille que schola, l’école en latin. La scolastique est un terme technique qui désigne la manière d’envisager et d’enseigner la théologie au Moyen Âge, de manière très logique et formelle. Ce terme a pris un sens négatif, signifiant une approche verbeuse de la théologie, fondée sur des arguments d’autorité, en coupant les cheveux en quatre et en se posant des questions saugrenues et inutiles.


 

313. Schisme

D’un verbe grec signifiant couper, fendre. Le schisme désigne une séparation entre deux communautés religieuses. Elles rompent la communion entre elles, sans pour autant diverger dans leurs croyances. On distingue ainsi le schisme de l’hérésie qui, elle, entraîne des divergences doctrinales. Un exemple de schisme est la rupture de communion entre l’Orient (les chrétiens de culture grecque, orthodoxes) et l’Occident (les chrétiens de culture latine, catholiques).


 

312. Scapulaire

Du latin scapula, épaule. Bande d’étoffe longue portée devant et derrière l’épaule, sur la robe d’un moine. Elle fait office de tablier. Le scapulaire du carmel est un scapulaire simplifié (deux cartons avec des images portées l’un sur la poitrine et l’autre sur le dos, reliés par une cordelette au niveau des épaules) qui associe les laïcs à la vie des carmes.


 

311. Sauveur

Le Seigneur Jésus est désigné sous le titre de Sauveur du monde, car il nous a sauvés du péché et du mal. Il est difficile pour nos contemporains de comprendre ce titre, tout comme les termes péché et péché originel. Remplaçons le mot Sauveur par le mot Libérateur. Peut-être que nous arriverons à comprendre un peu mieux que le Christ est celui qui veut nous mettre debout, nous libérer de toutes chaînes intérieures, et donc qu’il veut nous sauver.


 

310. Sanctus

Le prophète Isaïe a vécu une vision dans le Temple de Jérusalem. Des anges célébraient Dieu en disant : « Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu de l’Univers ». Ce mot a été repris pour un chant à l’église, le Sanctus, célébrant la sainteté de Dieu, chanté juste avant que le pain et le vin apportés sur l’autel ne deviennent le corps et le sang du Christ. 


 

309. Samaritain

Mot positif dans notre langage, synonyme de secouriste, alors que dans la Bible il a une dimension négative, car les habitants de la Samarie étaient méprisés par les Juifs. Jésus prononce la parabole du Bon Samaritain, montrant ainsi que des hommes rejetés par autrui peuvent faire preuve de bonté. La signification actuelle du mot samaritain (secouriste) vient sans doute de la parabole de Jésus.


 

308. Sainteté

Il y a dans nos églises des images de saints, des personnages importants du christianisme. En fait, ces personnes-là constituent un groupe particulier de saints, qui ont été canonisés (voir article canon). Mais nous sommes tous appelés à devenir des saints, car un saint, une sainte est celui ou celle qui partage l’amour de Dieu. N’avons-nous pas envie de partager cet amour ?


 

307. Saint-Esprit (ou Esprit-Saint)

Difficile de parler de la Troisième Personne de la Trinité. Se représenter le Père ou le Fils est plus facile. Disons que le Saint-Esprit est le lien d’amour qui unit le Père et le Fils. Ce lien est si fort qu’il est Quelqu’un.


 

306. Saint des saints

La partie la plus sainte du Temple de Jérusalem, séparée par un rideau, où se trouvait jusqu’à la chute de Jérusalem vers l’an 600 avant le Christ l’arche d’alliance (voir ce mot). L’arche d’alliance est le coffret surmonté de deux figures d’anges qui, avec le sommet du coffre, formaient le trône de la présence divine ou Shekina. Ensuite, privé de l’arche d’alliance, le Saint des saints demeura une pièce vide. Le rideau du Temple qui se déchire à la mort du Christ signifie que la présence de Dieu n’est plus cantonnée en un endroit et réservée à un cercle restreint d’initiés. Dieu se donne à tous.


 

305. Saint / bienheureux

Avant qu’une personne ne devienne un saint officiel, une sainte officielle, canonisé(e), une étape prévoit de la déclarer bienheureuse. Mais il y a beaucoup plus de saints que de personnages officiellement canonisés (voir article sainteté) !


 

304. Sadducéen

Groupe religieux du temps de Jésus, qui se rattache à Sadoq, grand-prêtre de Jérusalem au temps de Salomon. Les sadducéens rejetaient tout ce qui n’était pas compris dans les cinq premiers livres de la Bible. Ainsi, ils n’acceptaient pas la résurrection des morts, affirmée ailleurs dans la Bible. C’était un groupe politique, qui détenait les charges principales du Temple de Jérusalem, et avait tout intérêt à éviter les troubles avec les Romains. Jésus est bien plus proche des Pharisiens que des Sadducéens.


303. Sacristie

Pièce annexe à une église, où sont conservés les objets du culte, les vêtements liturgiques du prêtre, des servants de messe etc. Vient du mot latin sacer, sacré.


 

302. Sacrifice

Ce mot n’a pas bonne presse. Il évoque des idées de violence, de tuerie, de privations de toutes sortes. Méditons la définition du sacrifice donnée par saint Augustin. Elle a un sens plus positif. Saint Augustin nous dit que le vrai sacrifice, c’est « toute action que nous accomplissons pour nous unir à Dieu en une société sainte ». Envisageons dans ce sens le sacrifice de Jésus sur la croix : ce n’est pas sa mort comme telle qui est bonne, mais le don total de sa vie jusqu’au bout, en union à Dieu.


 

301. Saint-Sacrement

Désigne les hosties consacrées dans le tabernacle, notamment celle que l’on sort pour la placer dans un ostensoir en vue d’un temps d’adoration, ou pour une procession comme celle de la Fête-Dieu.


 

300. Sacrement

L’Eglise catholique compte sept sacrements : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, le sacrement du pardon, le sacrement des malades, le mariage et l’ordination des diacres, prêtres et évêques. Un sacrement est une réalité qui renvoie à autre chose, comme l’eau du baptême qui renvoie à la vie nouvelle offerte par Dieu ou l’huile de la confirmation qui renvoie à la force de l’Esprit Saint. Mais les sacrements ne sont pas de simples signes. Ils donnent la réalité qu’ils représentent. Ainsi l’eau du baptême, accompagnée d’une parole (« Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ») donne réellement la grâce, la vie nouvelle des enfants de Dieu. Voilà pourquoi on dit, de manière technique, que les sacrements sont des « signes efficaces de la grâce ».

299. Sabaoth

En hébreu, Adonaï Tzebaoth, traduit en latin par Dominus Sabaoth, signifie le « Seigneur des armées ». Image guerrière donc, mais les armées en question ce sont les anges, ou les astres. On peut comprendre, comme on traduit le chant du Sanctus à la messe (« Sanctus, Dominus Deus Sabaoth ») : « Saint, le Seigneur, Dieu de l’Univers. »


 

298. Rubrique

Vient du mot latin ruber signifiant rouge. Les rubriques sont des précisions sur les gestes du culte, écrites traditionnellement en rouge dans les livres liturgiques.


 

297. Royaume de Dieu

On distingue habituellement le Règne de Dieu et le Royaume de Dieu. Le Règne désigne l’action de Dieu et le Royaume le lieu où s’exerce ce Règne. Que Dieu règne sur terre dans nos cœurs, avant que nous entrions dans la joie du Seigneur, c’est-à-dire dans son Royaume total et définitif !


 

296. Romain (missel romain, Eglise catholique romaine)

Le mot renvoie bien évidemment à Rome, non pas à Jules César et aux empereurs, mais à l’apôtre Pierre mis à mort à Rome et au pape. Il nous concerne également. Le livre de prières à la messe est appelé missel « romain » et nous sommes catholiques « romains ».


 

295. Rogations

Du latin rogare, demander. Processions solennelles pour demander à Dieu de bénir les travaux agricoles. Elles avaient lieu à travers champs lundi, mardi et mercredi avant la fête de l’Ascension. Aujourd’hui, chez nous, ces processions ont presque partout disparu.


 

294. Révélation

Il y a dans ce mot issu du latin l’idée d’un voile qu’on enlève, tout comme le mot Apocalypse, qui vient d’un mot grec identique. Si l’Apocalypse a pris le sens technique de « message portant sur la fin des temps », la Révélation désigne la connaissance de Dieu et du monde donnée par Dieu lui-même aux humains.


 

293. Résurrection

La foi chrétienne affirme que Jésus est ressuscité, qu’il vit non seulement dans son âme immortelle, mais également dans son corps, relevé d’entre les morts. La résurrection n’est pas la reprise de la vie avant la mort. C’est l’entrée de tout l’être du Christ dans des dimensions nouvelles de la vie. Pour parler de la participation des humains à vivre pleinement au-delà de la mort à la suite du Christ ressuscité, on emploie l’expression : « la résurrection de la chair », qui se retrouve dans le texte du Credo ou Je crois en Dieu.


 

292. Requiem

Premier mot latin de la messe pour les défunts : « Donne-leur Seigneur le repos éternel. »  La célébration des funérailles veut se dérouler non dans une atmosphère d’angoisse et de déchirement, mais dans un climat de sérénité et de paix, que suggère l’image du repos. A noter que le mot cimetière vient d’un mot grec et signifie le dortoir !


 

291. Reposoir

Terme technique désignant l’endroit où l’on place les hosties consacrées le soir du Jeudi-Saint. C’est aussi un autel provisoire lors des processions de la Fête-Dieu où l’on dépose pour un moment le Saint-Sacrement.


 

290. Reliques

Les restes d’une personne sainte décédée, spécialement ses ossements, ou bien des objets ayant un rapport avec cette personne (habits, etc.). Le peuple chrétien est attaché aux reliques, aux restes mortels des saints. Ceux-ci sont conservés dans un tombeau ou un reliquaire, une boîte plus petite qu’un tombeau. Quelquefois les reliques sont très petites. On a l’habitude de poser des reliques de saints dans un autel. Récemment à Grolley, on a installé des reliques de saint Amédée évêque de Lausanne, de saint Nicolas de Flue et de sainte Marguerite Bays.


 

289. Régulier

Un régulier est une personne qui vit selon une règle religieuse, la règle de saint Benoît, celle de saint Basile, de saint Augustin etc. Un régulier est donc un personnage qui a fait des vœux religieux, un moine ou une moniale, un père, un frère ou une sœur qui vit dans un couvent, une congrégation religieuse. Le contraire de régulier n’est pas irrégulier, mais séculier ! Les séculiers vivent dans le « siècle », dans le monde. Ce sont tous les non-religieux, les prêtres des diocèses et les laïcs. 


 

288. Regina Coeli

Début d’un chant à Marie, Reine du ciel, invitée à se réjouir parce que son Fils est ressuscité d’entre les morts. Durant le temps pascal, on récite le Regina Coeli à la place de l’Angelus (voir ce mot).


 

287. Rédemption

En latin, le mot signifie le « rachat ». Dire que le Christ est notre Rédempteur est équivalent de dire qu’il est notre Sauveur (voir ce mot), notre Libérateur, mais avec la nuance d’un « prix » à payer. Aujourd’hui, ce terme de « prix » à payer montre le sérieux, la grandeur infinie de l’engagement du Christ qui nous a aimés jusqu’à partager notre souffrance et notre mort.


 

286. Réconciliation

Ce terme désigne le sacrement du pardon. Il comporte une nuance toutefois. La « réconciliation » montre surtout la conséquence du pardon : il y a alliance nouvelle, ou consolidation de l’alliance avec Dieu et l’Eglise.


 

285. Rameaux

Les fidèles ont l’habitude de ramener chez eux des rameaux (de buis ou d’autres arbustes), bénits lors de la messe du même nom. Ces rameaux font allusion aux branches que les habitants de Jérusalem avaient employées en signe de joie pour accueillir Jésus qui arrivait dans la ville. Il ne faut pas leur attribuer une valeur magique. Ils rappellent au contraire notre désir d’accueillir Jésus dans notre cœur. C’est à lui que nous demandons sa protection.


 

284. Rabbi

Mot hébreu, titre de respect signifiant « Maître », donné aux spécialistes de la loi juive. Le mot a donné rabbin. Jésus était qualifié de rabbi.


 

283. Quatre-Temps

Trois jours de jeûne, de prière et de pénitence (mercredi, vendredi et samedi) revenant quatre fois par année, à chaque changement de saison. Ils ont pris un rôle folklorique. Dans les légendes de chez nous, ils constituent une période particulière d’apparition des fantômes.


 

282. Purificatoire

Linge pour nettoyer les ciboires et calices après la communion. Il semble contradictoire de parler de purification pour évoquer le nettoyage d’ustensiles liturgiques ! Ce terme est en fait très intéressant et plonge dans une haute antiquité. Il correspond à l’ancienne acception du mot purification : jadis, se purifier ne signifiait pas transformer son cœur, mais retourner à la vie normale après avoir été au contact de réalités « taboues ». Par le linge appelé purificatoire, on fait retourner à la vie « normale » ciboires et calices qui ont été au contact avec la réalité divine de l’eucharistie.


 

281. Purgatoire

On pourrait dire aussi, si le mot existait, le « purificatoire ». Dans le catholicisme, le purgatoire est l’état au-delà de la mort où les âmes se purifient pour entrer dans la vision de Dieu, le paradis. Le concept a été forgé au milieu du Moyen Âge seulement, mais la tradition de prier pour les défunts remonte à l’Antiquité. La Bible y fait allusion, dans le 2e livre des Maccabées (2 Mac 12,43). 


 

280. Publicain

Un publicain était une personne qui, dans le monde romain, payait la somme convenue pour les impôts à l’Etat et se faisait rembourser par les populations. Les publicains étaient impopulaires en Palestine pour deux raisons, parce qu’ils risquaient d’exiger bien plus que ce qu’ils devaient verser à l’Etat, et parce qu’ils étaient considérés comme les agents de l’occupant romain. Zachée et Lévi (= Matthieu) sont d’anciens publicains convertis.


 

279. Psaume

Prière chantée, à rapprocher du mot grec psaltérion, une sorte de cithare. Techniquement, les psaumes désignent les 150 poèmes contenus dans le livre biblique du même nom. Les psaumes constituent une part très importante de la prière juive et chrétienne.


 

278. Providence

Terme technique provenant de deux mots latins : pro (en avant) et videre (voir). La Providence désigne Dieu qui se penche sur la destinée de la création. Il ne signifie pas simplement la connaissance que Dieu a du futur, mais l’action de Dieu en faveur du monde et des humains. Le terme s’oppose au concept de hasard.


 

277. Prophète

Dans notre acception des choses, le prophète est celui qui annonce les événements futurs. Pour la Bible, le prophète est d’abord la personne, homme ou femme, qui parle au nom de Dieu. La liturgie explique que tous les chrétiens, par leur baptême, sont prêtres, prophètes et rois. C’est-à-dire qu’ils offrent à Dieu leur prière, l’annoncent par leur parole et leurs actions, et cherchent à bâtir le Royaume des cieux.


 

276. Prière eucharistique

La partie de la messe autour de la consécration du pain et du vin. Elle commence au moment où le prêtre dit à l’assemblée : « Le Seigneur soit avec vous » et « Elevons notre cœur », jusqu’à l’Amen des fidèles qui précède la récitation du Notre Père. Il existe différentes prières eucharistiques. La première s’appelle un peu curieusement le « canon romain » (voir le mot canon). Elle n’est pas souvent employée. La deuxième par contre est fort courante. Le serait-elle en raison de sa brièveté ? 


 

275. Prie-Dieu

Un prie-Dieu (pluriel : des prie-Dieu) désigne un élément du mobilier liturgique. C’est un petit meuble où l’on se met à genoux pour prier.


 

274. Prêtre

Le terme vient d’un mot grec qui signifie « l’ancien », c’est-à-dire « celui qui est digne d’expérience », le « conseiller ». A l’origine, les prêtres constituaient le conseil de l’évêque et l’assistaient à l’autel. Plus tard, à partir du IIIe siècle, ils revêtirent des charges proprement liturgiques, sacerdotales, et célébrèrent la messe sur délégation de l’évêque.


 

273. Présence réelle

Terme technique désignant le Saint-Sacrement. Si on dit qu’un lieu de culte possède la « présence réelle », c’est qu’il s’y trouve un tabernacle avec des hosties consacrées. Mais ne croyons pas que Dieu est absent d’une église où il n’y a pas la « présence réelle ». Il est présent d’une autre manière, par la lecture de la Parole, la célébration des sacrements, la prière de la communauté.


 

272. Premier (le premier de la messe)

Sonnerie une demi-heure avant le début de la messe dominicale, pour avertir les chrétiens de se préparer à venir à l’église.


 

271. Préface (sens liturgique)

Littéralement, en latin : « ce qui est dit d’abord ». Partie de la messe avant le chant du Sanctus et la parole sur le pain et le vin. Elle commence par les mots du prêtre « Le Seigneur soit avec vous » puis « Elevons notre cœur ». La préface d’un livre présente en peu de mots les enjeux du livre. De la même manière, la préface à la messe résume ce que l’on célèbre. Elle devrait, lors des dimanches et fêtes, être chantée.


 

270. Prédestination

Littéralement, en latin : « destiné à l’avance ». Selon l’acception populaire – et révoltante – du mot, la prédestination voudrait dire que Dieu destine certaines âmes au bonheur du ciel, et d’autres à l’enfer. Cela contredit l’amour de Dieu et la liberté humaine. Dieu qui nous a créés sans nous ne nous sauvera pas sans nous. En revanche, il existe une bonne définition de la prédestination, celle de saint Paul, pour qui le projet de Dieu est d’offrir à tous son bonheur, sa communion. A nous d’y répondre ! « Il nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs, par Jésus le Christ » (Ephésiens 1,5).  


 

269. Précepte dominical

Dans les dix commandements, les dix préceptes, il est demandé de respecter le jour du Seigneur. L’Eglise catholique a traduit ce précepte en demandant aux fidèles de venir à l’église le dimanche ou le samedi soir. Observer le précepte dominical signifie aussi respecter le caractère particulier de ce jour (abstention de gros travaux, temps consacré à la famille, au repos, à des lectures spirituelles etc.). 


 

268. Pontife

Ce terme est issu de l’ancienne religion romaine. Le pape est appelé le Souverain Pontife. On parle du pontificat du pape Léon, et les évêques sont aussi des pontifes. Le verbe pontifier sonne négativement. Il veut dire une manière un peu théâtrale de célébrer la messe et d’apparaître aux yeux des autres. C’est dommage que le terme ait pris ce sens, car à l’origine le mot pontife veut dire « faiseur de pont ». Par leur fonction, le pape et les évêques sont des faiseurs de ponts entre le ciel et la terre. Ils aident aussi les chrétiens à être unis les uns aux autres.


 

267. Poisson

Signe très important au début de l’Eglise. En grec, le poisson se dit ichthus. Les premiers chrétiens ont découvert que les lettres de ce mot formaient le début des mots suivants : Ièsous (Jésus) Christos (Christ) Theou (de Dieu) Uios (le fils) Sôter (Sauveur). Le poisson constitue un magnifique symbole du chrétien. Son mutisme nous invite aux valeurs du silence. Sa nage à contre-courant nous enseigne à ne pas suivre aveuglément les idées du monde. Il n’a pas paupières : ainsi faut-il demeurer éveillés à l’amour de Dieu. Il ne peut vivre hors de l’eau, tout comme le chrétien est appelé à vivre dans un climat de prière et d’amour.


 

266. Pharisien

Groupe juif du temps de Jésus, qui avait à cœur de pratiquer la loi de Moïse dans la piété et l’amour, à la différence des Sadducéens, qui formaient un groupe beaucoup plus politique prônant le maintien des privilèges en collaborant avec les Romains. Jésus était plus proche des pharisiens que des sadducéens, mais il s’opposait au danger du légalisme, qui menaçait les pharisiens.


 

265. Personne

Ce terme a une histoire curieuse puisque du temps des Romains, la persona était un masque de théâtre identifiant les rôles et faisant office de porte-voix (du latin personare, faire entendre un son à travers). Il a été choisi dans la théologie chrétienne, non sans débat, pour préciser l’individualité du Père, du Fils et du Saint-Esprit : ce sont les trois personnes qui forment ensemble le Dieu unique ou Sainte Trinité. On a eu aussi recours à la notion de personne pour montre l’unité du Fils de Dieu venu sur terre : il est une seule personne mais en deux natures, divine et humaine.


 

264. Péricope

A ne pas confondre avec périscope ! D’un mot grec signifiant découpage. Passage de la Bible long de plusieurs versets comportant une unité de thème. Exemple : la parabole du Fils prodigue est une péricope de l’Evangile de Luc.


 

263. Pères de l’Eglise

Les Pères de l’Eglise sont les théologiens des premiers siècles qui ont contribué par leurs enseignements et leurs actions à établir l’Eglise du Christ. On a proposé quatre pères principaux de l’Eglise d’Occident, les saints Ambroise, Augustin, Jérôme et Grégoire le Grand, mais il y en a bien plus, sans compter ceux de l’Eglise d’Orient. De l’expression « Pères de l’Eglise » proviennent les deux termes de patrologie et de patristique, largement synonymes.


 

262. Pentecôte

Vient d’un mot grec qui veut dire cinquantième. C’est le cinquantième jour après Pâques.


 

261. Pentateuque

Collection formée des cinq premiers livres de la Bible, la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Vient de deux mots grecs, pentè (cinq) et teuchos (instrument, livre).


 

260. Pélagianisme

Du moine de l’Antiquité appelé Pélage. En gros : doctrine affirmant que l’être humain est capable de se sauver par ses propres moyens. Le Christ n’est qu’un modèle à suivre, et non une force intérieure qui nous transforme. Croire qu’on n’a besoin de personne pour vivre sa vie et oublier la grâce de Dieu est une tentation très forte aujourd’hui, contre laquelle le pape François nous a mis en garde.


 

259. Péché originel / capital / mortel / véniel

Expressions théologiques, qui se rapportent à des situations différentes. Le péché originel est la rupture de l’humanité avec Dieu, au début de son histoire. Le péché est dit capital lorsqu’il désigne une attitude à la tête (caput en latin) d’autres attitudes mauvaises. Il est mortel s’il tue l’amour de Dieu en nous, véniel s’il l’affaiblit. A propos de ces deux dernières catégories, on pourrait dire que l’être humain-image de Dieu est comme un tableau. Le péché mortel, c’est projeter de l’acide sur le tableau, et le détruire. Le péché véniel, c’est lorsque le tableau est recouvert de poussière.


 

258. Péché

Ce mot désigne bien sûr une faute, mais dans son sens religieux. Si un incroyant commet le mal, c’est un mal, mais pas un péché puisque le péché est le sentiment d’avoir, par ses pensées, paroles, actions ou omissions, offensé le Seigneur.


 

257. Patriarche

Dans la Bible, chefs du peuple hébreu lorsqu’il était réduit à la taille d’un clan (Abraham, son fils Isaac, son petit-fils Jacob, les douze fils de ce dernier). Dans l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, chefs hiérarchiques majeurs, spécialement les évêques de Rome (le pape), de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem. 


 

256. Pater

Mot latin signifiant le début de la prière du Notre Père (« Pater noster qui es in coelis »). Le mot aujourd’hui péjoratif de patenôtres provient également du latin Pater noster. Il désigne des prières confuses, des chapelets rabâchés.


 

255. Pastoral, pastorale

Ces mots font référence au pasteur, au berger d’un troupeau. En langage religieux, la pastorale désigne la manière de transmettre concrètement le message de l’Evangile. Comme un pasteur conduit son troupeau, ainsi les intervenants de la pastorale cherchent à guider les fidèles par leurs paroles et leurs propositions d’animations religieuses. À l’image d’un berger montrant aux brebis les sources et les bons pâturages, ils leur permettent d’étancher leur soif de sens et de se nourrir du Christ, le pain de nos âmes.   


 

254. Passion du Seigneur

D’un mot latin signifiant souffrir. La passion du Seigneur désigne les dernières heures de la vie terrestre de Jésus, faites de souffrances, depuis son agonie au Jardin de Gethsémani jusqu’à sa mort sur la croix.


 

253. Parousie

Terme forgé de deux mots grecs, voulant dire être auprès de. On aurait employé ce mot pour parler de la visite officielle d’un prince ou d’un grand personnage. La parousie du Christ désigne sa venue à la fin des temps, lui qui montrera sa présence visible auprès des siens.


 

252. Parole de Dieu

C’est l’expression de la pensée de Dieu. Dans le sens traditionnel, la Parole de Dieu se rapporte à l’Ecriture sainte. Mais il faudrait élargir sa définition. La parole de Dieu par excellence est Jésus, et il y a des messages divins à trouver non seulement dans l’Ecriture, mais aussi la création, l’annonce de l’Evangile, les discours de l’Eglise, les événements du quotidien. Il n’est pas toujours facile d’estimer qu’une parole vient de Dieu. Le mot parole vient en effet du mot parabole, qui veut dire le rapprochement. Il faut du temps pour faire les rapprochements nécessaires. Prenons patience et demandons l’aide de l’Esprit Saint pour découvrir la Parole de Dieu à travers les multiples grésillements qui interfèrent dans sa transmission.   


 

251. Paroisse

Circonscription ecclésiastique, sous la conduite d’un curé. Le mot trouve son origine dans le verbe grec paroikeo, qui veut dire « demeurer auprès de quelqu’un » (oikia, en grec, c’est la maison). A l’origine le verbe paroikeo veut dire tout le contraire d’une demeure fixe : si l’on séjourne auprès de quelqu’un, c’est que l’on n’est pas tout à fait chez soi ! Prenons ce mot paroisse dans le même sens. Il nous fait comprendre que, tout en étant chez nous, nous ne sommes pas tout à fait chez nous, puisque notre véritable demeure est l’éternité de Dieu !    


 

250. Paradis

À l’origine, c’est un mot persan (pardès), qui veut dire le jardin, donc un lieu de délices. La théologie parle du paradis terrestre, pour évoquer la bénédiction de Dieu sur l’humanité, au début de son histoire. Elle a employé aussi ce terme pour parler de l’état bienheureux des humains réunis à Dieu.


 

249. Paraclet

Transcription française d’un mot grec voulant dire « avocat », « défenseur ». Jésus est le défenseur des croyants, mais l’usage a prévalu d’appeler de ce nom le Saint-Esprit, envoyé par Jésus et son Père.


 

248. Parabole

Le mot grec parabolè veut dire « rapprochement ». Dans l’Evangile, histoire fictive racontée par Jésus pour faire réfléchir ses auditeurs.


 

247. Pâque / Pâques

L’usage distingue la Pâque, au singulier, pour parler de la fête juive, et Pâques, sans article et au pluriel, pour parler de la fête chrétienne qui en découle. Il est d’usage de voir dans le mot Pâque un mot hébreu signifiant « passer », « épargner », car l’ange exterminateur des premiers nés d’Egypte avait épargné les premiers nés des Hébreux. On lie à ce terme le passage de Jésus de la mort à la vie.


 

246. Pallium

Sorte d’écharpe munie de six croix, qui est donnée par le pape aux archevêques, responsables d’une province ecclésiastique (un regroupement de diocèses).


 

245. Païen

de Dieu, les soldats du Christ que constituent les chrétiens. Mot désignant les personnes vénérant plusieurs dieux, les polythéistes, ou bien celles qui n’ont pas de morale. Il proviendrait du latin pagani, « habitants du pays », adonnés à des cultes traditionnels, dans le sens de civils opposés à la milice


 

244. Pacte (c’est-à-dire pacte de messes)

Des fidèles peuvent se grouper en une association dans laquelle ils s’engagent, se mettent d’accord, font un pacte pour dire ou faire dire chacun une messe à la mort d’un membre de l’association. Le membre décédé bénéficie d’autant de messes que le nombre des membres du groupe et du premier des viennent-ensuite. A Belfaux, faute de viennent-ensuite, le pacte de messes a été supprimé. La paroisse s’est toutefois engagée pour que les fidèles inscrits aient l’assurance qu’on célébrera cinquante messes à leur décès.


 

243. Ostensoir et encensoir

Deux mots proches à ne pas confondre ! L’ostensoir est la pièce d’orfèvrerie où l’on place une hostie consacrée pour la montrer (ostendere en latin) à l’adoration des fidèles. L’encensoir est l’ustensile où se trouvent des charbons ardents prêts à recevoir l’encens.


 

242. Ordination

L’Eglise aime la notion d’ordre, qui vient des anciens Romains. En latin, ordo désigne le rang, la disposition d’éléments l’un par rapport à l’autre. Le terme se rapporte à plusieurs réalités, comme les congrégations religieuses (ordre des bénédictins, des dominicains, des franciscains etc.). De son côté, le sacrement de l’ordre ou ordination confère à une personne l’état d’évêque, de prêtre ou de diacre.


 

241. Ordinaire de la messe

Terme technique qui désigne les textes de la messe qui ne changent pas durant l’année, à la différence du propre de la messe. L’ordinaire de la messe signifie aussi les chants invariables de la messe : Kyrie, Gloria, Credo etc.


 

240. Ordinaire (temps ordinaire)

La plus grande période de l’année liturgique (voir ce mot), hors des temps de l’Avent, de Noël, du Carême et de Pâques.


 

239. Oratoire

Petit lieu de prière, moins grand qu’une chapelle. Vient du latin orare, prier.


238. Oraison

Autre mot pour dire prière. Vient du latin orare, qui veut dire non seulement parler, mais aussi prier.


 

237. Oracle

Parole provenant du monde divin. Dans les livres des prophètes, les oracles désignent les paroles prononcées Dieu. Il y a dans ce mot le verbe latin orare, parler, du latin os, la bouche.

236. Onction

Au sens profane, l’onction est une application d’huile sur le corps. Ce geste est devenu rituel dans la Bible pour bénir certains objets et certaines personnes, le roi, les prêtres, et aussi, mais dans un sens apparemment symbolique, les prophètes. Le geste est repris par l’Eglise, qui utilise l’onction lors des baptêmes, des confirmations, des ordinations, pour le sacrement des malades et la consécration des églises et des autels. 


 

235. Official

Nom donné à un prêtre-juge délégué par l’évêque. L’official est responsable de juger des cas concernant le droit canon. Il est entouré de diverses personnes, prêtres et laïcs, dans le service de l’officialité. L’official s’occupe notamment de constater la nullité de certains mariages.


 

234. Offertoire

Partie de la messe où l’on dispose sur l’autel le pain et le vin qui vont être consacrés. Il peut y avoir aussi l’encensement. Le terme est traditionnel, mais un peu contradictoire : ce n’est pas le moment où l’on offre le pain et le vin (voir le mot consécration), mais sa préparation. 


 

233. Nonce

Le nonce est l’envoyé (nuntius en latin) du pape, l’ambassadeur du pape auprès d’un pays. On emploie le mot légat lorsqu’il s’agit d’un délégué pour une mission temporaire, comme présider un pèlerinage au nom du pape.


 

232. Noël

La fête de la naissance de Jésus vient de l’adjectif latin natalis (relatif à la naissance). Ce mot entre dans l’expression dies natalis ou forme lui-même un substantif synonyme, natale, « jour de la naissance » (de Jésus).


 

231. Neuvaine

  1. Dévotion invitant à réciter certaines prières durant neuf jours consécutifs. Le modèle est constitué par les neuf jours passés en prière par les Apôtres et Marie entre la disparition visible de Jésus (l’Ascension) et le don de son Esprit (la Pentecôte).

     

230. Nef

Partie de l’église où se rassemblent les fidèles. Le terme viendrait du latin navis, le navire. Cela pourrait correspondre à la forme du plafond de l’église, qui ressemble à la coque retournée d’un navire. L’expression renvoie aussi à l’Eglise considérée comme un navire qui flotte sur l’océan de ce monde jusqu’au port de l’éternité.


 

229. Nature

Le mot ne veut pas simplement dire les petits oiseaux et les petites fleurs ! Il vient du latin gignere, « produire », « engendrer ». La nature est ce par quoi et selon quoi un être vient à l’existence et se développe. La nature humaine est ce qui est inné à l’homme. La nature de tel humain désigne ses traits caractéristiques. On emploie le terme en théologie pour parler de l’unique personne du Christ et de sa double nature, divine et humaine.


228. Narthex

Terme grec. Vestibule d’une église. Cette partie de l’église a pour fonction d’assurer la transition entre le monde profane de l’extérieur et le monde sacré à l’intérieur de l’église.


 

227. Mystère

Mot fondamental dans la Bible et en théologie. Il vient du grec mystèrion, « ce qui est caché » (du verbe muein, être fermé). Le mystère désigne un dessein secret de Dieu, qui est pourtant révélé, offert à la connaissance des croyants. Pour Paul, le mystère désigne le plan de salut de Dieu pour tous les hommes, les Juifs et les païens. On désigne aussi sous le mot mystère des contenus de la foi. Les « mystères du Rosaire » sont des moments de la vie du Christ, où quelque chose d’important est révélé. La dévotion a fixé le nombre de quinze, puis vingt mystères du Rosaire (mystères joyeux, lumineux, douloureux, glorieux).

226. Moine, moniale, monastère

Tous ces mots ont comme racine l’adjectif grec monos, unique. On peut tisser plusieurs liens plus ou moins fondés étymologiquement autour de cet adjectif : le moine est celui qui vit seul ; il se consacre à Dieu, l’unique ; il cherche à faire l’unité de son être, évitant la dispersion propre aux gens du monde.


 

225. Mission intérieure

Organisme d’entraide de l’Eglise catholique en Suisse, fondé en 1863. La Mission intérieure a deux fonctions principales. Elle soutient des activités pour les paroisses et les diocèses lorsque le budget manque (quête du Jeûne fédéral). Elle aide à la restauration d’églises, de couvents et autres bâtiments ecclésiastiques (quête de l’Epiphanie). 


 

224. Mission

Être envoyé en mission veut dire être envoyé pour remplir une tâche. Les « missions » désignent des « terrains de mission », des endroits, supposés éloignés, sur d’autres continents, où des missionnaires proclament la Bonne Nouvelle. Mais même en restant dans notre pays, nous avons reçu de Dieu la mission d’y porter la joie de l’Evangile !  On parle aussi, dans un sens très élevé, des « missions divines » : le Père envoie le Fils et l’Esprit pour réaliser le bonheur des humains.


 

223. Missel

Livre liturgique qui contient les prières de la messe. On l’appelle « missel romain », car notre liturgie est celle de Rome. Les lectures de la messe se trouvent en revanche dans divers livres appelés lectionnaires (lectionnaire du dimanche, de la semaine, des saints).

222. Miséricorde

  1. Ce mot se divise en deux : misère et cœur. Un miséricordieux est celui qui a le cœur peiné parce qu’il voit une souffrance ou une faute. On peut appliquer cette attitude à Dieu, même si sa « souffrance » est différente de la nôtre. Un autre sens de la miséricorde, plus anecdotique : c’est la petite crédence qui se trouve sous la stalle (chaise d’église) lorsqu’elle est relevée. Tout en étant debout, le moine ou le clerc peut prendre appui sur elle et se reposer un peu ! 

     

221. Miracle

Le mot miracle est à rapprocher du verbe latin mirari, s’étonner. Un miracle porte sur une chose dont on s’étonne. Notons que l’Evangile de saint Jean n’emploie jamais ce mot, mais le remplace par le mot signe. L’Evangile invite ainsi à regarder non pas le prodige en lui-même, mais ce à quoi il renvoie. En effet, Jésus, en guérissant le corps de quelques infirmes, montre qu’il est capable de guérir autre chose : tous les cœurs blessés.


 

220. Ministère

Le mot vient du latin minister, le serviteur, lui-même dérivé de minus, moins. Un ministre est un serviteur, en dépendance d’un autre, plus grand que lui. Le ministère désigne l’action des personnes en Eglise, celle des évêques, des prêtres, des diacres, des agents pastoraux laïcs etc. Elles sont toutes au service de la croissance spirituelle des fidèles. Comme les ministres d’un gouvernement, appelés à être les serviteurs du bien commun !  


 

219. Millénarisme

Le livre de l’Apocalypse parle d’une durée de mille ans durant laquelle les amis de Jésus règneront avec lui, alors que le diable sera mis en prison. Ce terme est devenu le synonyme de la croyance de certains mouvements religieux à l’imminence de la fin du monde.


 

218. Messie

Ce mot veut dire : « celui qui a reçu l’onction d’huile ». C’est un mot transcrit littéralement de l’hébreu, et qui a été traduit en grec par « christ » (voir ce mot). Le mot désigne les envoyés de Dieu, et surtout Jésus, l’Envoyé de Dieu par excellence, le Sauveur.


 

217. Messe fondée

Pratique consistant à verser une certaine somme d’argent, dont le revenu sert à « financer » la célébration d’une messe annuelle à une intention précise, en général un défunt. Cette pratique tend à disparaître. Actuellement, la seule durée autorisée pour une messe fondée est vingt-cinq ans.


 

216. Messe

Terme le plus employé pour parler de la réunion des chrétiens revivant le dernier repas de Jésus. Synonymes : cène, eucharistie, divine liturgie. L’origine du mot est curieuse, car ce mot se rattache à une phrase prononcée à la fin de la célébration, lorsqu’il est dit, en latin : « Ite, missa est », c’est-à-dire : « Allez (ite), le moment du renvoi (missa) est arrivé (est). » Interprétons ce mot missa d’une manière forte, en le rapprochant du mot mission : si les chrétiens ont partagé la parole de vie et le pain de l’eucharistie, ils ont une mission : partager la joie et la paix du Seigneur.


 

215. Mémorial

Terme très important de la Bible. On l’emploie à propos de la fête de la Pâque, qui célèbre la libération du peuple juif, esclave en Egypte. Le mémorial est davantage qu’un souvenir. Il rend présent les événements du passé. Ainsi, en célébrant la Pâque, les Juifs se rendent compte que Dieu vient aujourd’hui les libérer. Ce terme est passé, avec son sens fort, dans la liturgie des chrétiens. La messe, mémorial du repas du Seigneur, lui-même tenu dans le contexte de la Pâque, n’est pas un simple souvenir, mais la célébration de la présence libératrice du Christ.


 

214. Médiateur

Un médiateur essaie de faire le lien entre deux personnes ou deux groupes de personnes. La Bible parle de nombreux médiateurs entre Dieu et les hommes, notamment les prophètes. Mais le Médiateur par excellence est Jésus : « En effet, il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus » (1 Timothée 2,5).


 

213. Médaille miraculeuse

Célèbre médaille représentant la Vierge Marie, diffusée à partir des visions de sainte Catherine Labouré à Paris, en 1830.


 

212. Matines

Le mot apparaît dans la chanson Frère Jacques, invité à « Sonnez les matines ». Partie de la prière officielle de l’Eglise, qui a lieu de nuit, ou très tôt le matin. Synonyme : les vigiles.


 

211. Martyr

Mot grec qui signifie le « témoin ». Les chrétiens qui ont été tués au nom du Christ ont témoigné de manière totale qu’ils croyaient au Christ, le Fils de Dieu. A nous tous, sans forcément que nous mourions en martyrs, il est demandé d’être les témoins de sa joie, de son amour.


 

210. Maranatha

Expression en langue araméenne, qui se trouve à la fin d’une lettre de Paul (1 Corinthiens 16,22). On peut la traduire de deux manières : « Le Seigneur est venu » ou « Seigneur, viens ! ». Cette expression semble avoir été employée par les premiers chrétiens lors de l’eucharistie. On retrouve son sens aujourd’hui dans l’acclamation qui suit la consécration du pain et du vin à la messe : « Viens Seigneur Jésus ! » Dans l’Apocalypse, cette expression est également employée, mais en grec (Ap 22,20).


 

209. Manne

Nourriture mystérieuse, un peu comparable à du pain, qui accompagnait le peuple hébreu dans sa marche au désert. Dans la religion chrétienne, elle a été rapprochée de l’eucharistie. Selon l’étymologie populaire, le mot vient d’une question : « Man hou ? » (= qu’est-ce que cela ?) Les Hébreux se sont posé une telle question devant cette nourriture qu’ils avaient à disposition. Puissions-nous faire de même devant l’eucharistie. Ne la considérons pas comme une réalité routinière. Emerveillons-nous devant elle !


 

208. Mammon

À la fin de la parabole de l’intendant malhonnête, Jésus dit : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Luc 16,13). Pour désigner l’argent, Jésus emploie, dans le texte original de la Bible, le mot « Mammon ». Mammon, qui pourrait signifier « richesse » en araméen, est la personnification de l’Argent, considéré comme une divinité. Il est clair qu’aujourd’hui encore l’Argent mène le monde et que bien des humains en font leur Dieu.


 

207. Malades (sacrement des)

Jadis, on appelait ce sacrement « l’extrême onction », et on le considérait comme le sacrement des mourants, donné juste avant le trépas. Cette vision doit être corrigée. Le sacrement des malades veut soutenir toute personne qui a un ennui de santé, certes sérieux, mais qui ne conduit pas forcément à la mort.


 

206. Magnificat

En latin, magnificare veut dire « magnifier », « exalter ». C’est le début de la prière de louange prononcée par Marie dans l’Evangile, traduit en latin par : « Magnificat anima mea Dominum » : mon âme exalte le Seigneur. Le Magnificat est lu ou chanté chaque soir lors de la prière des vêpres. Il veut dire le merci de Marie pour l’action de Dieu en elle.


 

205. Louange – action de grâces

La prière ne se réduit pas à la demande. C’est aussi un merci adressé à Dieu pour ce qu’il nous offre : la vie, son amour. « Eucharistie » veut d’ailleurs dire action de grâces.


 

204. Liturgie

Terme technique désignant le bon déroulement des célébrations religieuses. Vient du grec laos (le peuple) et ergon (l’œuvre). On pourrait dire que la liturgie, c’est l’œuvre accomplie par le peuple de Dieu, ou bien l’œuvre accomplie pour le peuple de Dieu. On la définit de manière très englobante par « la glorification de Dieu » et « la sanctification des fidèles ». La liturgie dit merci à Dieu et fait grandir les fidèles dans la sainteté.


 

203. Litanie

Prière répétitive. Il consiste en une répétition d’invocations au Christ, à Marie, aux saints, etc. Les litanies sont employées de manière officielle, dans la liturgie, et elles sont aussi laissées à la dévotion privée. Ce mot a un sens un peu négatif aujourd’hui, car on n’aime pas ce qui sent le rabâchage. Néanmoins, il y a des circonstances, une procession par exemple, où il est plus facile de s’associer par des textes simples et répétitifs à une prière, plutôt que de consulter un livre tout en marchant. 


 

202. Limbes

Du latin limbus, le bord. Jadis on croyait que les personnes mortes sans baptême ne pouvaient pas aller au ciel. Mais il était difficile de condamner à l’enfer des enfants morts avant d’être baptisés ! On a forgé ce terme de limbes pour dire qu’ils se trouvaient dans un état intermédiaire. Cette théorie n’a jamais été un dogme et elle est aujourd’hui abandonnée. On convient que l’amour de Dieu est plus grand que la nécessité du baptême d’eau pour entrer dans le ciel. 


 

201. Libation

Offrande de boisson à une divinité. Ce terme existe aussi dans la Bible. Saint Paul parle de son sang versé en libation : « Même si mon sang doit être versé en libation dans le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m'en réjouis avec vous tous » (Philippiens 2,17).


 

200. Lévite

Dans l’Ancien Testament, descendant des fils de Lévi, la tribu préposée au culte divin. On distinguait en fait les prêtres qui célébraient les sacrifices et les lévites qui se chargeaient des autres tâches (chant, service des portes etc.). Ce mot peut désigner aujourd’hui, de manière imagée, des séminaristes ou des diacres.


 

199. Léviathan

Nom d’un monstre marin cité plusieurs fois dans la Bible. La mer est vue négativement par la Bible. Le Léviathan symbolise le chaos dompté par Dieu. Un philosophe anglais du XVIIe siècle a repris ce mot pour désigner l’Etat.


 

198. Lettre pastorale

Message lu à la messe et écrit par un ou des « pasteurs » : l’évêque du diocèse ou la conférence des évêques.


 

197. Légende (sens liturgique)

Pour nous, une légende est un récit inventé. Mais à l’origine, la légende signifie : « l’histoire qui doit être lue ». C’était le résumé de la vie d’un saint, qu’on devait lire en communauté dans les monastères. Il est possible que le caractère peu fiable de ces récits, qui contenaient de nombreux miracles extraordinaires, ait contribué à forger le sens actuel que nous attachons à ce mot.


 

196. Lectionnaire

Livre contenant les lectures des messes et autres célébrations liturgiques. On distingue un lectionnaire des dimanches, un lectionnaire pour les jours de la semaine, un autre pour les fêtes des saints, etc.


 

195. Lectio divina

Littéralement : la lecture divine. Lecture croyante et méditative de la Bible. Elle débouche dans la prière et des résolutions d’actions concrètes.


 

194. Laudes

Mot latin pluriel signifiant les louanges. Il désigne la prière du matin. C’est le pendant des vêpres, la prière du soir.


 

193. Laïc

Dans le mot laïc, il y a le mot laos, peuple en grec (comme dans le mot liturgie d’ailleurs). Dans le courant de l’Antiquité chrétienne, le terme a fini par désigner l’ensemble des fidèles qui ne faisaient pas partie du clergé, c’est-à-dire tous les chrétiens, sauf les évêques, les prêtres et les diacres.


 

192. Kyrie eleison

Mots grecs signifiant « Seigneur, prends pitié ». L’expression est un appel au pardon, mais aussi une acclamation du Seigneur, un peu comme « Hosanna ».


 

191. Juges (Bible)

Septième livre de l’Ancien Testament, entre le temps de Josué et celui des rois Saül et David. Pour la Bible, un juge n’est pas un simple président du tribunal, c’est un dirigeant politique et un chef militaire. Il y a parmi eux Gédéon, Jephté, Samson, etc.


 

190. Jugement particulier / jugement dernier

Termes techniques désignant le jugement fixé sur la destinée de chaque âme au moment de sa mort, et celui qui fixera le sort de tous les hommes à la fin des temps.


 

189. Jubilé

Dans l’Ancien Testament, année particulière qui revenait tous les cinquante ans durant laquelle les dettes étaient remises, les esclaves libérés et les terres rendues à leur propriétaire primitif. Dans l’histoire de l’Eglise, à partir de l’an 1300, année particulière d’indulgence, de libération spirituelle. L’année jubilaire ordinaire est célébrée chaque 25 ans. Il existe aussi des années jubilaires extraordinaires. Dans le langage courant, le jubilé désigne un cinquantième anniversaire.


 

188. Jour du Seigneur

Pour les chrétiens, c’est le dimanche, jour où l’on célèbre la résurrection du Seigneur Jésus. Il faudrait retrouver toute la puissance de cette expression. Selon les prophètes en effet, le Jour du Seigneur marque l’intervention définitive de Dieu dans l’histoire, où les croyants seront victorieux de tout mal. C’est un peu le synonyme du Jugement dernier. Pâques, et chaque dimanche, anticipent cette victoire totale du Seigneur.


 

187. Jour (premier jour de la semaine)

Pour la Bible, les jours de la semaine correspondent à la semaine de la création, selon le récit imagé de la Genèse. Il y a six jours de création et un jour de repos. Le premier jour n’est pas le lundi, mais bien le dimanche, puisque tout se termine au sabbat, au samedi, jour du repos. Jésus est ressuscité un lendemain de sabbat, un dimanche. Il est donc ressuscité le premier jour de la semaine. Avec Jésus ressuscité, le monde recommence, une nouvelle création est inaugurée.


 

186. Introït

Chant en latin (grégorien) introduisant la messe. On désigne encore quelques messes par leur introït, leur chant d’entrée. Ainsi la messe de Requiem s’appelle ainsi en raison des premiers mots de son introït : « Requiem aeternam dona eis Domine etc. » (Seigneur, donne-leur le repos éternel).


 

185. Innocents (les Saints Innocents)

Nom donné aux enfants de Bethléem tués par le roi Hérode, parce qu’il voulait se débarrasser du Messie annoncé par les rois mages, en tuant tous les enfants de manière collective, espérant ainsi tuer l’enfant Messie. Les Saints Innocents sont fêtés le 28 décembre, trois jours après Noël.


 

184. Infaillibilité pontificale

Le concile Vatican I (1869-1870) a défini que dans des conditions très précises, la parole du pape en matière religieuse et morale ne pouvait pas se tromper. Certains catholiques, en Suisse par exemple, n’ont pas reconnu ce dogme et se sont constitués en Eglise catholique chrétienne (ou vieille catholique).  


 

183. Indulgence

Terme célèbre, difficilement compréhensible. Il est inexact de dire que l’indulgence signifie le pardon des péchés. L’indulgence est au contraire une pratique qui accompagne le pardon. Selon la théologie catholique en effet, le pardon donné par le prêtre doit être accompagné chez la personne qui se confesse d’une réparation du tort qu’elle a commis. Elle peut le réparer de manière directe, en faisant le contraire de son offense (par exemple en restituant un bien volé), ou alors de manière indirecte (en priant, en jeûnant etc.). On pourrait dire que l’indulgence est une autre manière encore de réparer la faute, en pratiquant une action particulièrement recommandée et patronnée par l’Eglise, le pèlerinage à Rome par exemple. 


 

182. Incipit

Terme technique, qui vient du verbe incipere, commencer, à la troisième personne du singulier (il/elle commence). Ce terme désigne les premiers mots d’un livre, d’un chant, d’un texte officiel. Ainsi « Tantum ergo » constitue l’incipit d’un chant liturgique en latin : « Tantum ergo sacramentum, veneremur cernui ». Il en va de même pour le « Te Deum » : « Te Deum laudamus », etc. (voir ces mots).


 

181. Incarnation

Terme technique désignant la venue dans (in) la chair (caro) du Fils de Dieu. Lui qui est de condition divine, il a accepté de faire partie de notre histoire, en prenant un corps de la Vierge Marie.


 

180. Immaculée conception / Conception virginale

Deux expressions proches qu’il ne faut pas confondre. L’immaculée conception signifie que Marie, dès l’instant de sa conception, n’a jamais été marquée par le péché originel (voir ce mot). La conception virginale affirme de son côté que Marie a conçu en son sein Jésus, le fils de Dieu, de manière miraculeuse, sans le concours d’un homme. L’immaculée conception de Marie est fêtée le 8 décembre, neuf mois avant la fête de la Nativité de Marie le 8 septembre. La conception virginale de Jésus est fêtée le 25 mars (fête de l’Annonciation), neuf mois avant Noël.


 

179. Idole

Aujourd’hui, l’idole revêt un sens plus ou moins positif. C’est une personnalité que l’on admire. Mais dans son sens biblique, l’idole désigne l’image, spécialement la statue, d’un dieu païen. Même la représentation du vrai Dieu sous la forme du veau d’or, telle qu’on la voit dans l’histoire du peuple hébreu au désert du Sinaï, constitue un acte d’idolâtrie. L’idole s’oppose à l’icône, considérée comme une image légitime du Christ, de Marie, des anges et des saints.


 

178. Icône

Avant de se trouver sur nos ordinateurs, les icônes sont des images religieuses, peintes selon les traditions des Eglises d’Orient. Quant à l’iconoclasme, c’est un acte de destruction délibérée des icônes. L’Orient a été secoué par la crise iconoclaste aux VIIIe et IXe siècles. Il y eut des épisodes iconoclastes lors de la Réforme et de la Révolution française.


 

177. Huméral

L’humérus est l’os entre l’épaule et le coude. En latin, ce mot signifie aussi l’épaule. En langage d’Eglise, un huméral est une petite cape portée sur l’épaule et les bras, utilisée lors de la bénédiction avec l’hostie consacrée placée dans l’ostensoir (un objet en forme de soleil au milieu duquel se trouve l’hostie). Le prêtre ou le diacre qui bénit les fidèles prend l’ostensoir avec les extrémités de cette cape, et non pas directement avec ses mains. C’est un geste symbolique qui traduit le respect dû à l’eucharistie.


 

176. Huiles (ou saintes huiles)

Par ce terme, on n’entend pas des personnalités importantes de l’Eglise, mais la matière employée dans certaines liturgies ! Il y a le saint chrême, la plus importante des trois huiles (voir article chrême). On se sert de cette huile d’olive parfumée lors des baptêmes, des confirmations, des ordinations. L’huile des catéchumènes est employée à une étape préparant un candidat au baptême. Elle peut aussi intervenir lors des baptêmes des tout petits. Et comme son nom l’indique, l’huile des malades est la matière du sacrement des malades, qu’on applique sur le front et les paumes des mains des personnes qui reçoivent ce sacrement. 


 

175. Hostie

En latin, hostia veut dire victime, offrande. C’est au terme d’une longue histoire que nous utilisons dans nos églises du pain azyme (voir ce mot) pour la communion. Au cours du Moyen Age, on a eu recours à la confection d’hosties de forme ronde. Peut-être pour une raison symbolique : la forme ronde n’a pas d’angle, de brisure, de commencement, de fin. Elle signifierait ainsi l’éternité et pourrait bien convenir au pain de l’eucharistie, pain des anges et pain du ciel.


 

174. Hosanna

En hébreu, le mot veut dire, littéralement : « De grâce, sauve ». Les habitants de Jérusalem emploient cette expression pour accueillir Jésus dans leur ville, une semaine avant Pâques. Le terme est repris dans le chant du Sanctus à la messe : « Hosanna au plus haut des cieux. »


 

173. Horeb

Autre nom désignant la montagne du Sinaï où la Bible situe l’alliance de Dieu avec le peuple hébreu, sous la conduite de Moïse. Le prophète Elie a lui aussi marché jusqu’à l’Horeb, et il rencontre le Seigneur dans « le murmure d’une brise légère » (1 Rois 19,12).


 

172. Honoraire de messe

Il est coutume de donner une certaine somme d’argent (10 francs) si l’on souhaite faire célébrer une messe pour une intention particulière, en général pour un défunt. Lorsque les fidèles ont donné plusieurs honoraires de messe le même jour, on cite toutes les intentions, parce que cela correspond aux attentes des fidèles, mais on chargera d’autres prêtres de célébrer les messes correspondant aux honoraires des messes versés en plus, car le prêtre ne garde qu’un honoraire par jour. Et l’unique honoraire que le prêtre peut garder, il est invité à le verser pour des bonnes œuvres.


 

171. Homélie / sermon / prédication / prône

Autant de mots pour désigner la parole du prêtre et du diacre à la messe. Homélie veut dire, étymologiquement, la discussion familière. Le sermon a un sens plus vieilli et fait penser au verbe « sermonner », qui veut dire faire la morale. Prédication signifie parler devant. Le prône quant à lui était davantage qu’un commentaire de la Bible. C’était un ensemble de prières, d’instructions, de commentaires et d’avis transmis par le prêtre. Jean de La Fontaine en parle dans la fable du Savetier et du Financier : « Monsieur le Curé, de quelque nouveau saint charge toujours son prône. »


 

170. Holocauste

Mot tristement célèbre depuis la Deuxième Guerre mondiale. Dans la Bible, il désigne les sacrifices où l’animal est « entièrement brûlé » et tout entier offert à Dieu. On ne mange pas une partie de l’animal, comme c’est le cas pour d’autres sacrifices.


 

169. Histoire du salut

Expression pour dire que Dieu s’est donné à connaître au cœur de l’histoire humaine, dans la destinée du peuple d’Israël. L’action de Dieu se déroule dans le déroulement du temps, pour déboucher dans l’éternité.


 

168. Hiérarchie

Vient de deux mots grecs qui veulent dire commandement sacré. Le mot a donc une signification proprement religieuse. C’est un abus de parler de hiérarchie pour une entreprise ou une administration civile… à moins d’y voir une forme de religion ! Pour les écrits de Denys l’Aréopagite (vers l’an 500), qui rendirent célèbres le mot de hiérarchie, le terme ne se réduit pas en une série de responsables d’Eglise. Il y a aussi une hiérarchie céleste, un ordre bien organisé des anges, dont les plus élevés transmettent aux inférieurs les réalités divines.


 

167. Heures

Prière officielle de l’Eglise qui veut sanctifier les différents moments ou heures de la journée. On a aujourd’hui le temps des matines, idéalement durant la nuit ou à l’aube, celui des laudes au début de la journée, les « petites heures » de tierce, sexte et none, qui ponctuent la journée, à la troisième, sixième et neuvième heure en comptant les heures depuis le lever de soleil, le temps des vêpres le soir, celui des compliesavant de s’endormir. Ces prières sont regroupées dans le bréviaire (voir ce mot).


 

166. Hérésie

Vient d’un verbe grec qui signifie « choisir ». Le mot a une dimension polémique. Par cette expression, les représentants des grandes Eglises reprochent à une personne dissidente d’avoir fait des choix subjectifs en matière religieuse.


 

165. Harmaguedôn (Armageddon)

Ce mot hébreu veut dire « Montagne de Megiddo », et désigne un lieu stratégique de batailles au nord d’Israël. Dans Apocalypse 16,16, lieu de bataille entre les forces du bien et les forces du mal.


 

164. Hagiographie

Hagios veut dire saint en grec. L’hagiographie est l’étude de la vie des saints.


 

163. Grégorien

Le chant grégorien est le chant officiel de notre Eglise, chanté en latin sans instrument et sur une seule voix. Il est attribué au pape Grégoire le Grand. La réforme grégorienne correspond à un renouvellement de l’Eglise au XIe siècle, sous l’impulsion du pape Grégoire VII. Le calendrier grégorien, toujours en usage, a été lancé sous le patronage du pape Grégoire XIII au XVIe siècle. A noter que le nom Grégoire vient du grec et signifie « le vigilant », « celui qui reste éveillé » !


 

162. Grâce

A la différence du slogan : « Tout se paie en ce bas monde, rien n’est gratuit », la grâce dit que ce n’est pas vrai ! La grâce désigne l’amour gratuit de Dieu pour nous, qui n’attend pas que nous soyons des gens bien pour nous aimer.


 

161. Gnose

En grec, ce mot veut dire « la connaissance ». Dans les premiers temps du christianisme, certains prétendaient détenir une connaissance secrète sur Dieu et le monde. Cette attitude perdure aujourd’hui sous le nom d’ésotérisme.


 

160. Gloire

Pour nous, la gloire est quelque chose de clinquant, de brillant, et souvent de futile. En hébreu en revanche, la gloire vient d’un mot qui veut dire « le poids ». La gloire est ce qui est pesant. C’est donc ce qui est vrai, le contraire de la futilité. On pourrait comprendre l’expression « la gloire de Dieu » comme « la présence de Dieu ». Le Gloria est une pièce chantée à la messe les dimanches et jours de fête. Quant à Gloria Patri, ces mots désignent une doxologie (voir ce mot) qui conclue des psaumes et des séries de dix Je vous salue dans le chapelet : « Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit etc. »


 

159. Gentils

Saint Paul est appelé « l’apôtre des Gentils ». Cela ne veut pas dire qu’il est allé chez des personnes forcément aimables. Gentils vient d’un mot latin désignant les nations païennes, non juives.


 

158. Géhenne

Littéralement, en hébreu, « la vallée de Hinnôm ». Lieu-dit au sud de Jérusalem où on brûlait les immondices. Ce mot a fini pas désigner le feu éternel et le séjour des damnés. Jésus emploie plusieurs fois cette expression.


 

157. Fruits de l’Esprit

Nous avons déjà parlé des dons de l’Esprit. Selon l’interprétation classique, les dons de l’Esprit sont des qualités, des dispositions permanentes que Dieu met en nous. Ces qualités rendent l’homme docile à suivre les impulsions du Saint-Esprit. Les fruits de l’Esprit sont pour leur part considérés comme des anticipations du bonheur que Dieu donnera dans le ciel. Les dons et les fruits se fondent sur des citations de la Bible. On compte ainsi, traditionnellement, neuf fruits de l’Esprit, car on se fonde sur une liste donnée par la lettre aux Galates : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Ga 5, 22-23).


 

156. Fonts baptismaux

Synonyme du mot baptistère. Elément du mobilier dans une église paroissiale, où l’on baptise les fidèles. Le mot « fonts » vient du latin fons, la source, la fontaine.


 

155. Fils de l’homme

Jésus emploie souvent l’expression Fils de l’homme. On peut croire que c’est un terme d’humilité : le Fils de Dieu est devenu fils d’homme. En fait, le Fils de l’homme fait référence à une vision dans l’Ancien Testament où le prophète Daniel voit un Ancien (= Dieu) et devant lui, comme un Fils d’homme, à qui est donnée la souveraineté des nations. Le Fils de l’homme désigne ainsi le Messie.


 

154. Feu nouveau

On a coutume d’allumer un feu au début de la célébration nocturne de la veille de Pâques. Il signifie la lumière de Dieu. C’est à ce feu que l’on allume le cierge pascal.


 

153. Férie

En français, « férié » veut dire « congé ». Dans la liturgie, la férie est justement le contraire ! Cela indique un jour ordinaire qui n’est pas consacré à un saint particulier.


 

152. Exultet ou Exsultet

Titre du chant de louange proclamé à l’église dans la célébration nocturne de la veille de Pâques. Vient du début d’un chant en latin, traduit en français par : « Qu’exulte maintenant la foule des anges du ciel. » Ce chant très lyrique célèbre la venue du Christ dans les ténèbres de ce monde, annoncée par les merveilles de Dieu dans l’Ancien Testament et symbolisée par la lumière du cierge pascal.


 

151. Extrême-Onction

Le sacrement des malades était jadis donné lorsque les malades étaient « à l’extrémité », tout proches de leur fin. Encore aujourd’hui, le sentiment qu’il faut être bien près de la mort pour le recevoir existe chez certains. Cela n’est pas vrai. L’onction d’huile des malades veut apaiser une personne confrontée à un problème de santé, certes important (plus qu’un rhume), mais qui ne conduit pas forcément au trépas !


 

150. Exposition (du Saint-Sacrement)

Cette expression est employée pour parler de la mise de l’hostie consacrée dans l’ostensoir, un objet en forme de soleil. L’hostie est placée au centre, elle est présentée, exposée à l’adoration des fidèles.


 

149. Expiation

Du latin piare, apaiser ; ex est un mot qui marque l’insistance. L’expiation veut donc dire une action de pénitence, un sacrifice pour apaiser la divinité offensée par les fautes des humains. Ce concept est bien présent dans l’Ancien Testament. Dans la théologie chrétienne, l’expiation se rapporte au pardon des péchés grâce à la mort de Jésus, qui réconcilie le monde avec Dieu.


 

148. Exorcisme

Du grec orkos, serment. Exorciser veut dire, étymologiquement, faire prêter serment à quelqu’un, l’adjurer. L’exorcisme est un rituel solennel par lequel on adjure les forces du mal de s’en aller.


 

147. Exil

Réalité tristement actuelle des réfugiés qui cherchent une patrie nouvelle. Dans la Bible, le mot exil renvoie spécialement à la déportation des Juifs à Babylone, au VIe siècle avant notre ère. Privés des institutions de leur pays (royauté, liturgie du temple), les Juifs se regroupèrent dans les synagogues autour de la célébration de la Parole de Dieu.


 

146. Evêque

Voir aussi épiscope. Figure centrale pour l’organisation de l’Eglise. L’Eglise en son universalité est le regroupement de toutes les Eglises locales présidées par un évêque. L’évêque est le premier responsable de l’enseignement, de la prière et de la conduite d’une communauté. Jadis, les Eglises locales correspondaient à une ville. Aujourd’hui, en général, c’est un territoire beaucoup plus grand. L’évêque ne pouvant plus être partout, il délègue aux prêtres la présidence de l’eucharistie. 


 

145. Evangile

Vient du grec et veut dire : « bonne nouvelle ». Le terme est employé dans la langue profane, mais il prend un sens théologique, surtout dans le Nouveau Testament. L’Evangile n’est pas d’abord un texte, mais la bonne nouvelle de l’amour de Dieu, du salut en Jésus. C’est plus tard que le terme va désigner des écrits consignant cette bonne nouvelle. Même s’il y en a davantage, les chrétiens reconnaissent quatre évangiles, les écrits attribués à Matthieu, Marc, Luc et Jean.


 

144. Eucharistie

Autre nom pour dire la « messe » ou la « divine liturgie », la « cène du Seigneur ». Vient du grec et signifie « action de grâces », « merci ». Profitons de ce temps pour dire merci à Dieu de son amour et de toutes les bénédictions qu’il nous envoie.


 

143. Etole

Sorte de longue écharpe liturgique. Les évêques et les prêtres la portent sur les deux épaules, les diacres en travers depuis l’épaule gauche. On a proposé diverses origines pour l’étole. L’une d’entre elles la fait venir des bandes décoratives d’une robe ; la robe a disparu et on n’aurait gardé que la garniture sous forme d’écharpe.


 

142. « Et avec votre esprit »

On pourrait traduire plus simplement : « Et avec toi aussi. » C’est la réponse liturgique à la parole du prêtre : « Le Seigneur soit avec vous. »  Le peuple souhaite que l’esprit du prêtre, c’est-à-dire le prêtre lui-même, partage la communion avec Dieu. On trouve dans une lettre de saint Paul un texte proche : « Que le Seigneur soit avec ton esprit » (2 Tim 4,22).


 

141. Esséniens

Groupe de Juifs très fervents du temps de Jésus, mais qui ne participaient pas au culte à Jérusalem. Une partie d’entre eux résidaient à Qumran, une sorte de monastère proche de la Mer Morte. Ils pratiquaient beaucoup de rituels de purification avec l’eau. On a supposé que Jean-Baptiste avait eu des contacts avec les Esséniens.


 

140. Espèces (communion sous les deux espèces)

Le mot espèces désigne ici les deux matières de l’eucharistie, le pain et le vin, devenus pain de vie et coupe du salut, corps et sang du Christ. Communier sous les deux espèces, c’est recevoir à la fois le pain de vie-corps du Christ et la coupe de vie-sang du Christ. Le covid a restreint pour des raisons sanitaires la communion au sang du Christ. Néanmoins, en communiant au corps du Christ, nous communions au Christ lui-même, et donc indirectement à tout ce qui le « constitue », son sang, son âme, sa divinité. 


 

139. Eschatologie

Mot grec qui veut dire : « ce qui se rapporte aux choses dernières ». La foi chrétienne est aimantée par le retour du Christ à la fin des temps, qui transformera le monde dans les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Ce monde nouveau est déjà réalisé dans la résurrection de Jésus. Les chrétiens montrent que d’une certaine manière, les temps nouveaux sont également là dans la célébration de l’eucharistie, lieu de la présence du Christ ressuscité. Les chrétiens sont aussi tendus vers la réalisation plénière de cette promesse. Voilà pourquoi la liturgie proclame, juste après la consécration : « Viens Seigneur Jésus. » Voir aussi Maranatha.


 

138. Ermite

Du grec érèmos, le désert. Personne qui habite un endroit isolé, afin de se consacrer à Dieu loin des bruits du monde, dans le silence et la prière. Synonyme d’anachorète.


 

137. Epître

Synonyme du mot lettre (epistola en latin). Terme qui apparaît dans la Bible et à la messe, lors des lectures. Les premiers chrétiens ont beaucoup communiqué par lettres, surtout saint Paul. Les premiers écrits du Nouveau Testament sont d’ailleurs les lettres de saint Paul. Il existe un procédé pour retenir l’ordre des lettres de saint Paul : Rococo Galéphi Cothéthé Thithiti Philhéb, soit épîtres aux Romains et aux Corinthiens (deux épîtres), aux Galates, Ephésiens et Philippiens, aux Colossiens et aux Thessaloniciens (deux épîtres), à Timothée (deux épîtres) et Tite, à Philémon et aux Hébreux ! Précisons que la lettre aux Hébreux, traditionnellement attribuée à saint Paul, ne l’est plus aujourd’hui.


 

136. Episcope

Un épiscope était un instrument d’optique employé à l’école pour projeter les images d’un livre sur un écran. Le mot désigne aussi une catégorie de responsables d’Eglise dans le Nouveau Testament, qui a évolué dans le mot évêque (avec son adjectif, épiscopal). Vient de deux mots grecs : epi (sur) et skopeô (regarder, veiller). Un épiscope est donc un « sur-veillant » ou, ce qui est mieux, un « veillant-sur » !


 

135. Epiphanie

Terme grec voulant dire « manifestation ». Le mot est employé pour parler de la fête du 6 janvier, appelée populairement « la fête des Rois », où l’on célèbre la manifestation de Dieu aux mages, qui représentent les nations non juives, les peuples païens. La tradition orientale parle de la Théophanie (manifestation de Dieu), ce qui veut dire la même chose.


 

134. Epiclèse

Du grec epi, sur et kaleô, appeler. Partie de la messe où le prêtre met les mains sur le pain et le vin de l’eucharistie et appelle le Saint-Esprit à les transformer dans le corps et le sang du Christ. Après la transformation du pain et du vin en corps et sang du Christ, une autre épiclèse demande à Dieu d’envoyer son Saint-Esprit sur la communauté rassemblée autour de la table de l’eucharistie.


 

133. Emmanuel

En hébreu : avec nous (Immanu), il y a Dieu (El). Dieu accompagne son peuple. Cette promesse est donnée au roi Achaz menacé par ses ennemis. Dieu va te donner un fils, lui assure le prophète Isaïe, la dynastie continuera. La lecture chrétienne de l’Ancien Testament voit dans ce fils promis la figure de Jésus, le fils de Dieu qui est avec nous.


 

132. Élévation

Dans l’Evangile de saint Jean, Jésus parle plusieurs fois de sa mise en croix comme d’une élévation, et donc finalement comme d’une exaltation annonçant paradoxalement sa glorification dans la résurrection. Le terme d’élévation a pris une signification liturgique. C’est le rituel qui consiste à élever l’hostie consacrée à la messe, pour la montrer à l’adoration des fidèles. Ce geste est apparu vers l’an 1200 seulement, dans le contexte d’un approfondissement de la dévotion à l’eucharistie.


 

131. Élection

Concept fondamental pour les Suisses qui tiennent à la démocratie ! Concept également fondamental pour la Bible. En l’occurrence, c’est Dieu qui choisit, qui élit le peuple hébreu parmi tous les peuples de la terre, comme peuple de son alliance. Il n’y a pas de favoritisme derrière ce choix ! Il y a élection pour une mission. Le peuple élu doit montrer aux autres peuples que Dieu aime l’humanité tout entière.


 

130. Eglise

Il faut bien sûr distinguer l’église qui est un bâtiment, de l’Eglise, le rassemblement des chrétiens. Le mot Eglise contient l’idée d’appel. En effet, Eglise se dit Ecclèsia en grec, et le mot vient de kaleô, qui signifier appeler. L’Eglise, c’est l’humanité que Dieu appelle. Répondons à l’appel du Seigneur !


 

129. Eden

Pour nous, ce mot signifie un endroit merveilleux, un lieu de délices, un paradis. Pour le premier livre de la Bible en revanche, l’Eden désigne un pays, difficilement localisable, où Dieu plante un jardin et y place l’humanité. Le jardin planté en Eden est devenu le jardin d’Eden et finalement, Eden est un synonyme du paradis terrestre.  


 

128. Ecriture, ou Ecriture sainte

Ensemble des textes bibliques. Il faut distinguer Ecriture sainte et Parole de Dieu. Selon la théologie catholique, l’Ecriture est la Parole de Dieu lorsque sous l’inspiration du Saint-Esprit la Parole est mise par écrit, mais cette dernière est aussi gardée par oral et transmise dans ce que l’on appelle la Tradition de l’Eglise.


 

127. Ecclésiologie

Partie de la théologie qui réfléchit sur le sens de l’Eglise. L’Eglise n’est pas seulement le regroupement des chrétiens. On peut l’appeler le « corps du Christ », ou le « peuple de Dieu », ou encore, de manière un peu compliquée, le « sacrement universel du salut ». Toutes ces expressions dépassent la simple description d’un groupement humain pour montrer que la réalité qu’elles désigne a un sens religieux, spirituel, ancré en Dieu.


 

126. Doxologie

Ce mot veut dire parole de gloire. C’est une louange adressée à Dieu. A la messe, juste avant le Notre Père, le prêtre et le diacre prennent le pain et le vin de l’eucharistie et le prêtre dit : « Par lui [le Christ], avec lui et en lui, à toi Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. » Le peuple répond par un Amen solennel. Après le Notre Père, le « Car c’est à toi qu’appartiennent etc. » est aussi une doxologie, tout comme « le Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et pour les siècles des siècles » récité durant le chapelet.


 

125. Dons du Saint-Esprit

Qualités que Dieu offre aux croyants. La liste des dons du Saint-Esprit s’origine dans un texte du prophète Isaïe décrivant le Messie (Is 11,2). Elle comporte six qualités. La traduction grecque de ce passage a dédoublé la sixième qualité pour arriver au nombre symbolique de sept dons du Saint-Esprit, qui sont : la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu.


 

124. Dogme

Décision considérée par un groupe, une institution, comme vraie, incontestable. Pour l’Eglise catholique, il y a des vérités incontestables en raison de leur présence dans la Bible et, lorsqu’il s’y présente des difficultés d’interprétation, en raison de leur confirmation par l’autorité ecclésiastique, les conciles et le pape.


 

123. Docteurs de l’Eglise

Série de tout grands saints (Augustin, Jérôme, Grégoire le Grand, Ambroise…) et saintes (Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila…), dont les écrits peuvent aider à mieux comprendre le message du Christ. Ce ne sont pas des médecins mais des enseignants spirituels qui, par leurs écrits, peuvent être considérés comme médecins des âmes ! Il y a actuellement 37 docteurs de l’Eglise. La liste n’est pas close.


 

122. Diocèse

Le terme diocèse était au départ une circonscription civile de l’Empire romain. Il a été repris vers le début du Moyen Âge pour désigner le territoire où s’exerce la juridiction d’un évêque. On peut dire que le diocèse est le territoire de l’évêque, et l’évêché plutôt son lieu de résidence. Notre diocèse s’appelle le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, mais Mgr Morerod habite la maison de l’Evêché, rue de Lausanne 86 à Fribourg.


 

121. Dîme

Vient d’un mot qui veut dire « dixième », sous-entendu dixième de son revenu, de sa récolte. La dîme existe déjà dans l’Ancien Testament. C’était une contribution pour soutenir les personnes chargées du culte. La dîme était aussi un impôt institué au Moyen Âge, mais il ne servait pas forcément aux gens d’Eglise. Les dîmes ont été abolies dans le courant du XIXe siècle.


 

120. Dies irae

Ancienne partie chantée de la messe des défunts. Le Requiem de Mozart comporte un célèbre Dies irae. L’expression veut dire : « Jour de colère » et trouve son origine dans l’Ancien Testament. Elle évoque la colère du jugement divin. La dureté de certains termes constitue sans doute la raison pour laquelle la pièce a disparu de la messe actuelle des défunts.


 

119. Diaspora

Du grec dia, à travers et speiro, semer, qui a donné le mot spore en français. Terme pour désigner la dispersion des Juifs hors de la Terre Sainte, en Egypte, à Babylone, à Rome. On appelait aussi « catholiques de la diaspora » les catholiques qui vivaient disséminés dans les régions traditionnellement protestantes.


 

118. Diacre

Vient d’un mot grec qui veut dire le serviteur, diakonos. Le diakonos aurait son origine dans le mot konis, la poussière. Le diacre est diligent au point que sa hâte soulève la poussière ! Le diacre désigne une personne membre du clergé, dont le rôle consiste à montrer l’idée du service, commune à tous les chrétiens. Il sert l’autel, et joue aussi un rôle social et s’occupe des nécessiteux. 


 

117. Diable / démon / Satan

Divers noms pour désigner l’esprit du mal (et également les esprits du mal, au pluriel, pour diable et démon). Le diable vient du mot grec diabolos, et signifie le diviseur. Le démon désigne, dans la philosophie grecque, une divinité particulière ou indéterminée. Satan vient quant à lui de l’hébreu et signifie l’adversaire, l’accusateur.


 

116. Descendu aux enfers

Passage du Credo des apôtres qui décrit la condition de Jésus après sa mort. Par enfers, il ne faut pas entendre une visite de Jésus en enfer, mais sa « descente » au « séjour des morts ». On localisait en effet le monde des défunts dans les inferi, les lieux inférieurs, le sous-sol de la terre. Il fallait donc « descendre » pour le rejoindre, comme il est dit dans le Credo. Ce passage nous montre que Jésus n’a pas fait semblant de mourir, mais qu’il est réellement mort en étant associé au monde des défunts, avant d’entrer dans l’univers de la résurrection.


 

115. Déisme

Un déiste croit en l’existence de Dieu mais refuse de donner sa foi à la Trinité et à la divinité du Christ.


 

114. Dédicace

Pour ceux qui le lui demandent, un écrivain écrit et signe une dédicace au début d’un livre dont il est l’auteur. En sens religieux, la dédicace correspond à l’inauguration d’une église, d’un autel. Dans le calendrier, la dédicace est la fête qui commémore chaque année le souvenir d’une consécration d’église. La fête de la dédicace des églises est à distinguer de la patronale, qui s’attache à fêter le saint patron de l’église et/ou de la paroisse. Elle est malheureusement tombée en désuétude.


 

113. Décanat

Ce terme vient du mot dix, decem en latin. Un décanat désigne une circonscription de quelques paroisses, idéalement une dizaine. Le doyen est le responsable de cette circonscription. Dans le canton de Fribourg, le terme décanat recouvre deux réalités : un groupement de paroisses ou bien un groupement de chœurs d’église, qu’il faudrait appeler plus officiellement associations de céciliennes. Il y a une quarantaine d’années, les décanats de paroisse ont été remodelés en de plus grands territoires, alors que les groupements de chœurs, qui suivaient auparavant les décanats de paroisse, ont gardé leur ancienne configuration. 


 

112. Décalogue

C’est le recueil des dix commandements transmis par Moïse. Ce mot de commandement est un peu biaisé car décalogue veut dire en grec les dix paroles. On quitte le registre de l’obligation, du moralisme, pour considérer la parole de Dieu, qui dit ce qui est bien de faire. Le terme décalogue a donc un sens plus positif que le mot commandement.


 

111. Dalmatique

Les studios Disney ont produit un long-métrage intitulé Les101 Dalmatiens. Un dalmatien est un chien originaire de Dalmatie, une région de la Croatie. Une dalmatique est quant à elle un habit originaire de Dalmatie. Elle désigne une tunique avec manches portée par le diacre. Les dalmatiques sont de différentes couleurs liturgiques, tout comme la chasuble du prêtre.


 

110. Dais

Sorte de grand parasol plat, tenu par quatre hampes que tiennent quatre personnes. Le dais forme un plafond d’honneur. Il est employé chez nous à la procession de la Fête-Dieu pour honorer Jésus présent dans l’hostie consacrée, que l’on porte en procession. Le terme dais vient du latin discus, qui a donné également disque. Il caractérise spécialement la forme plate de la toile de cette sorte de parasol. 


 

109. Curé / Abbé / Prêtre

Voilà des mots un peu semblables. Plusieurs fidèles se demandent comment appeler leur prêtre ! Prêtre est un mot général, mais on ne dit pas Monsieur le prêtre. Le titre chez nous est « Monsieur l’abbé » ou « Père » (abbé veut d’ailleurs dire père). « Monsieur le curé » désigne une catégorie particulière de prêtres, ceux qui ont la responsabilité (cura en latin) d’une portion de fidèles regroupés en paroisse. On peut appeler « Monsieur le vicaire » la personne qui seconde le curé. Mais dans tous les cas si on dit « Monsieur l’abbé » à un prêtre, on ne se trompera pas !


 

108. Crypte

Un message crypté est un message secret, caché. La crypte désigne la partie de certaines églises, située en sous-sol, cachée donc depuis l’entrée. Sa fonction était de permettre l’accès à un tombeau, à des reliques. Par leur lumière tamisée et leur relative faible hauteur, les cryptes sont propices à la prière et au recueillement.


 

107. Credo

Verbe latin qui veut dire « je crois ». Le credo désigne le résumé de la foi d’une Eglise. Il peut être plus ou moins développé. Nous avons l’habitude de réciter le credo ou symbole des Apôtres, ou bien le credo plus long dit de Nicée-Constantinople, élaboré au cours du IVe siècle de notre ère.


 

106. Crainte de Dieu

La crainte de Dieu est une expression de la Bible. Il faut cependant distinguer la crainte-terreur et la crainte-respect. Jadis, malheureusement, on faisait peur aux fidèles en les menaçant de l’enfer. C’était insister sur la crainte-terreur à avoir de Dieu. Il faut au contraire montrer que « craindre Dieu », c’est craindre de blesser son amour, en redoutant de lui faire de la peine.


 

105. Coulpe

Mot calqué du latin culpa, la faute. « Battre sa coulpe » est une expression qui veut dire regretter sa faute. Ces mots étranges seraient un raccourci de « battre, frapper sa poitrine en reconnaissant sa coulpe, sa faute ». Pourquoi se frapper la poitrine ? Ce geste pourrait signifier : c’est bien moi, et/ou encore : j’ai péché et je frappe ma poitrine pour me réveiller de mes torpeurs morales. Dans le Je confesse à Dieu de la messe en latin, quand on « bat sa coulpe », on se frappe trois fois la poitrine en disant : « Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa », c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. Ces mots gardent aujourd’hui une valeur proverbiale.


 

104. Couleurs liturgiques

Quelle était la couleur de la chasuble employée par Jésus lors de la Sainte Cène ? La question est saugrenue puisque les habits liturgiques sont apparus progressivement pour célébrer la messe ! La distinction des jours selon les couleurs liturgiques est plus récente encore, et elle divergeait selon les régions. On attribue au futur pape Innocent III, peu avant 1200, une prise de position importante, mais non encore définitive, pour la codification des couleurs. Aujourd’hui, nous avons le blanc ou l’or pour les fêtes, le temps de Noël et de Pâques, le rouge pour la passion du Christ, l’Esprit Saint et les martyrs, le violet pour l’Avent, le Carême et les enterrements, le vert pour le temps ordinaire. On peut utiliser aussi le rose pour le 3e dimanche de l’Avent et le 4e dimanche de Carême, et le noir pour les enterrements. 


 

103. Côté hommes – côté femmes

Jadis dans les églises, les hommes se trouvaient dans la partie droite de la nef et les femmes dans la partie gauche. La droite était jugée plus digne que la gauche, et on la réservait aux hommes… Mais quand on regarde depuis l’autel, les directions sont inversées ! Quant au mot bas-côté, il désigne dans une église la partie latérale de la nef, près du mur, où le plafond est généralement plus bas. Aujourd’hui on emploie plutôt le terme de collatéral à la place de bas-côté. 


 

102. Corps mystique

Expression qui jadis désignait le Christ présent dans l’eucharistie et qui maintenant désigne l’Eglise. Les chrétiens ne sont pas une simple association de croyants, mais forment un corps dont le Christ est le centre et la tête. Voir aussi le mot « mystère ».


 

101. Corporal

Petite nappe posée sur l’autel, pour recevoir l’hostie, qui deviendra le corps du Christ, ainsi que le vin, qui deviendra son sang.


 

100. Contrition

Du verbe latin contere, briser. Attitude de la personne qui regrette ses fautes. Elle a le cœur brisé par la souffrance d’avoir offensé Dieu. On emploie ce terme dans l’acte de contrition, prière de la personne qui a le sentiment d’avoir commis un péché : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence. »


 

99. Contemplation

On distingue traditionnellement, et un peu schématiquement, vie active et vie contemplative, la vie des chrétiens dans le monde et la vie des moines et moniales vouée à la prière. Cela ne signifie pas que les moines sont inactifs et que les chrétiens dans le monde sont privés de prière ! Autre nuance à apporter : si contempler veut dire voir, ne croyons pas que les contemplatifs « voient Dieu », car Dieu est invisible. Mais ils développent un « regard de la foi », animé par l’amour sur Dieu, Marie, les anges et les saints. 


 

98. Consubstantiel

Ce terme calqué sur un mot latin est apparu dans le « Je crois en Dieu » de la nouvelle traduction du missel, pour traduire plus littéralement l’expression latine affirmant que le Christ est « de même nature » que le Père, c’est-à-dire qu’il est de condition divine. Vient de cum (avec) et substantia (substance, équivalent ici à nature).


 

97. Consécration

Idée de se donner, se vouer à Dieu. Ce terme est employé de manière technique pour désigner le moment de la messe où le pain et le vin sont « voués », transformés dans le corps et le sang du Christ. Une cloche, comme c’est le cas à Grolley et ailleurs, avertit les fidèles restés chez eux de ce moment central de la messe. C’est la « cloche de la consécration ». Durant la consécration, le prêtre prononce « le récit de l’institution », expression qui se réfère à la création, à l’institution de l’eucharistie par le Christ lors de son dernier repas.


 

96. Confirmation

La confirmation est un sacrement qui, d’après la théologie, rend adulte dans la foi. Souvent, on donne une dimension humaine, volontaire au terme, comme si c’est le candidat à ce sacrement qui ratifie, confirme la foi de son baptême. N’oublions pas la dimension spirituelle de la confirmation ! Le premier à nous rendre adulte dans la foi, à nous consacrer à son service, c’est Dieu lui-même.


 

95. Confession

Vient d’un verbe latin signifiant dire, proclamer.  Le mot a deux sens. Soit on dit ses péchés et dans ce cas, la confession fait partie du sacrement de la réconciliation. Soit on dit la foi et dans ce cas-là, une confession de foi est le synonyme d’un credo, d’une formulation écrite de la foi. Le mot confesseur a aussi deux sens. Il désigne le prêtre qui accueille la confession. Dans un autre sens un peu vieilli, il désigne la personne qui a témoigné de sa foi dans la persécution, mais qui a échappé à la mort, à la différence du martyr qui a été tué pour la foi.


 

94. Conférence Saint-Vincent-de-Paul

Groupe de chrétiens bénévoles qui viennent en aide aux personnes matériellement précarisées. Il existe de nombreuses Conférences Saint-Vincent-de-Paul dans le monde, et chez nous dans le canton de Fribourg. Notre unité pastorale en compte une. Le mouvement est placé sous le patronage de saint Vincent de Paul, grand serviteur des pauvres au XVIIe siècle, mais il a été fondé deux siècles plus tard, au XIXe siècle, par le jeune Frédéric Ozanam, étudiant à Paris. Le mouvement est désigné sous le nom de Conférences, car il a son origine dans les réunions d’étudiants appelées ainsi. Ozanam et ses amis gardèrent le terme et parlèrent de « conférences de charité ».


 

93. Conférence des évêques

La conférence des évêques regroupe les évêques d’un même pays ou d’un groupe de pays, afin qu’ils confèrent, parlent ensemble, pour coordonner l’action de l’Eglise. La Conférence des évêques suisses est la plus ancienne au monde. Elle a été fondée en 1863. Le concile Vatican II a demandé aux évêques du monde entier de se regrouper en conférences épiscopales.


 

92. Concordance

Livre qui cite tous les endroits de la Bible où paraît un tel mot. On peut savoir par exemple que, pour l’édition de la Bible dite de Jérusalem, le mot lumière est cité 135 x dans l’Ancien Testament et 71 x dans le Nouveau Testament, que pour le mot pain ce sera 254 x et 93 x, pour le mot ciel 553 x et 283 x, etc. La concordance donne aussi la citation de chaque passage. Aujourd’hui, avec l’informatique, ces informations sont plus aisément accessibles.


 

91. Concile

Réunion de responsables d’Eglise. Le premier concile qui réunit officiellement l’ensemble de l’Eglise se tient à Nicée en 325. On y proclame solennellement que le Fils de Dieu n’est pas une créature mais provient de Dieu lui-même. Il y aussi des conciles plus locaux, qui ne réunissent qu’une partie de l’Eglise.


 

90. Complies

Dernier temps de prière officiel avant la nuit. On peut rapprocher ce terme du mot complet, en français. La journée est achevée, présentons-la au Seigneur, avec ses joies et ses obscurités.


 

89. Compassion (Notre-Dame de Compassion)

Jésus a souffert la passion. Marie sa mère n’a pas été maltraitée physiquement, mais elle a souffert moralement, en voyant son Fils en croix. Elle a com-pati (souffert avec lui). Dans notre diocèse, la chapelle Notre-Dame de Compassion à Bulle abrite un pèlerinage célèbre à Marie.


 

88. Communion des saints

C’est l’Eglise en tant qu’elle est rassemblement dans la communion, dans l’amour. Dans le Nouveau Testament, les chrétiens sont appelés « les saints ». Cela est valable pour chaque génération de chrétiens même si, reconnaissons-le, nous devons faire des efforts pour l’être vraiment ! La communion des saints désigne la relation qui existe entre les chrétiens de la terre, ceux du ciel, et les défunts qui se préparent à entrer au ciel. La communion des saints désigne également la participation commune aux biens spirituels, la foi, les sacrements etc.


 

87. Collégiale

Nom particulier d’une église où se trouve (ou se trouvait) un groupe ou collège de prêtres appelés chanoines. On parle ainsi de la collégiale de Romont, d’Estavayer.


 

86. Cœur (Sacré-Cœur)

On désigne par « Sacré-Cœur » des sculptures conventionnelles de Jésus, dont on voit le cœur surmonté d’une couronne d’épines. La dévotion garde toutefois son actualité. Ravivée par le pape François, elle s’origine dans la Bible. Pour l’Ecriture sainte en effet, le cœur est le centre de la personnalité. Les chrétiens ont médité sur le cœur brûlant d’amour du Seigneur, « doux et humble de cœur ». Le cœur transpercé du Christ à la croix montre l’amour dont il a témoigné pour toute l’humanité, jusqu’au bout. Par analogie avec le Cœur sacré de Jésus, une dévotion porte sur le Cœur immaculé de Marie.


 

85. Cloître

Du mot latin claudere, fermer, qui a donné également clore. Ce mot désigne à la fois la galerie centrale, carrée, d’un couvent, et le couvent en général. Chez nous, le cloître d’Hauterive est réputé pour sa décoration gothique. 


 

84. Clergé

Vient d’un terme grec signifiant la part. Dans l’Ancien Testament, les ministres du culte, qui appartenaient à la tribu de Lévi, n’avaient pas de territoire comme les autres tribus. C’était le Seigneur qui était leur part, leur héritage. Le mot a évolué et désigne aujourd’hui l’ensemble formé par les diacres, les prêtres et les évêques, qui sont donc des clercs.


 

83. Cierge pascal

Grand cierge qu’on allume lors du temps de Pâques, ainsi qu’aux baptêmes et aux enterrements. Il représente le Christ, la lumière du monde, célébrée à Pâques, donnée aux baptisés et promise aux défunts. Ce cierge est traditionnellement orné de plusieurs décorations : la croix, les lettres alpha et oméga, qui signifie le Christ à l’origine et au terme de tout, le millésime de l’année, et cinq cônes (les grains d’encens). Ces derniers représentent les plaies du Christ, à la tête, aux deux mains, aux pieds et au cœur. Jésus Christ ressuscité garde les marques de ses plaies, montrant ainsi qu’il n’a pas fait semblant de nous aimer en donnant pour nous sa vie sur la croix.


 

82. Ciel

Dans beaucoup de religions, on place le séjour de Dieu ou des dieux dans le ciel.  N’y voyons là qu’une image ! Si Dieu est placé au ciel, c’est parce que le ciel symbolise tout ce qui nous dépasse. On pourrait trouver d’autres mots pour désigner le « lieu » de Dieu. Par exemple : le monde invisible.


 

81. Chute

Terme théologique, synonyme de péché originel, qui montre que l’homme a chuté dans la personne d’Adam, qu’il est tombé d’un état de communion avec Dieu en un état de révolte contre lui.


 

80. Christianisme

Ce mot, bien évidemment tiré du mot Christ, apparaît en grec vers l’an 100 dans une lettre de saint Ignace, évêque d’Antioche en Syrie. L’adjectif chrétien se trouve en revanche dans la Bible. Les Actes des apôtres nous apprennent qu’à un certain moment les disciples de Jésus furent appelés chrétiens (Ac 11,26). L’événement a lieu à Antioche également, là où saint Ignace sera évêque.


 

79. Christ

Utilisé avec une minuscule, un christ est une personne qui a reçu l’onction, la bénédiction de Dieu. Avec une majuscule, le mot désigne l’Oint par excellence, Jésus, celui qui est le roi de l’Univers, le grand-prêtre et le grand prophète.


 

78. Chrême

Du grec chrisma, onguent, parfum. Le saint chrême est une huile parfumée employée lors des baptêmes, des confirmations et des ordinations (prêtres et évêques), ainsi qu’à la consécration des églises et des autels. Cette huile fait allusion au rituel de l’Ancien Testament par lequel les rois et les prêtres recevaient une onction d’huile, signe de la présence du Seigneur en eux. Dans le livre d’Isaïe, on parle aussi de l’onction pour le prophète. 


77. Chœur

Ce terme désigne deux réalités : un groupe de chantres (qui dans nos églises se tiennent sur une tribune près de l’entrée) et la partie autour de l’autel. Cette confusion s’explique car jadis on chantait devant l’autel. Une telle situation perdure dans les monastères.


 

76. Chérubin

Pour nous, un chérubin est un ange joufflu. Au commencement, dans la religion de la Mésopotamie, c’était un génie ailé, à tête humaine et corps de taureau ! La théologie en a fait une catégorie d’anges supérieurs.


 

75. Chemin de croix

Ce terme a un sens profane aujourd’hui, tout comme le mot calvaire (voir cet article). Mais il désigne en premier lieu l’itinéraire du Christ qui porte sa croix depuis le tribunal de Ponce-Pilate, où il est condamné, jusqu’au mont Golgotha ou Calvaire, où il est crucifié. Le chemin de croix est aussi une prière méditative où l’on pense à Jésus qui souffre, ainsi qu’une série de quatorze tableaux ou groupes sculptés, placés dans les églises, qui représentent les épisodes de la passion du Christ. Il a été diffusé par saint Léonard de Port-Maurice, un religieux italien du XVIIIe siècle.


 

74. Chasuble

Vêtement liturgique sans manche porté par le prêtre à la messe. Le mot vient du latin casula, littéralement « petite maison » !


 

73. Chapitres et versets de la Bible

La division bien connue de la Bible en chapitres et versets n’a pas été établie par Moïse ! Les chapitres remontent au milieu du Moyen Âge. Quant aux versets, ils ont été fixés, pour l’Ancien Testament, par un rabbin du XVe siècle. Nos Bibles suivent la division en versets de Robert Estienne, imprimeur du XVIe siècle, qui a repris pour l’essentiel la division en versets employée pour l’Ancien Testament et qui a ajouté celle du Nouveau Testament.


 

72. Chapelle

A l’origine, ce mot désignait un lieu particulier, où l’on conservait une relique de la chape ou manteau de saint Martin. Ce mot a pris ensuite un sens général de petit lieu de culte.


 

71. Chapelet

Cet objet de dévotion appelé aussi rosaire vient du mot chapeau ! Il fait allusion aux couronnes de roses dont on ornait la tête des statues de Marie. Nos prières en l’honneur de Marie sont comme des couronnes de roses qu’on lui offre. En disant trois chapelets, on arrive au nombre de 150 « Je vous salue Marie » (sans compter les trois premiers pour demander un surcroît de foi, d’espérance et de charité). Cela équivaut aux 150 psaumes de la Bible.


 

70. Chape

Equivalent liturgique d’une cape. Elle est portée par le prêtre en dehors de la messe, par exemple pour les processions.


 

69. Chanoine

Le mot chanoine vient du grec kanôn (voir l’article « canon »). Il y a deux sortes de chanoines, ceux qui ont fait des vœux religieux et qui mènent une vie communautaire (comme les chanoines du Grand-Saint-Bernard), et les chanoines prêtres d’un diocèse, rassemblés autour d’une cathédrale (église avec évêque, comme à Fribourg) ou d’une simple collégiale (église de chanoines sans évêque, comme à Beromünster dans le canton de Lucerne). La communauté de chanoines est appelée également chapitre.


 

68. Chair / Chaire

La chair (sans e) est pour nous un synonyme de corps. Pour la Bible en revanche, la chair, c’est l’homme tout entier, corps et âme, dans sa faiblesse de créature. La chaire (avec e), c’est la chaise de l’évêque (voir l’article « cathédrale »), ou la tribune au milieu de l’église où jadis le prêtre prononçait le sermon. La chaire est munie d’un plafond, un abat-voix, pour conduire le son vers les auditeurs. Aujourd’hui, les microphones ont remplacé les chaires et les abat-voix ! Il faudrait trouver une fonction nouvelle pour ces objets très souvent remarquables toujours présents dans nos églises.  


 

67. Cénobite

Nom ancien, provenant du grec koinos, commun et bios, vie. Un cénobite est un moine. Il se distingue de l’ermite ou anachorète, parce que le cénobite vit en communauté avec d’autres moines. On parle aussi de vie cénobitique ou, pour qualifier le mouvement, de cénobitisme. Le cénobitisme s’est développé dans l’Egypte chrétienne du IVe siècle.


 

66. Cendres

La réception des cendres a lieu au début du Carême, au mercredi des Cendres. Le prêtre trace une croix avec des cendres sur le front du fidèle en lui disant : « Tu es poussière et tu retourneras en poussière », ou bien : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. » Ce geste rappelle notre fragilité de créature. Les cendres sont traditionnellement constituées de branches brûlées, employées l’année précédente lors du dimanche des Rameaux pour acclamer le Christ entrant à Jérusalem. Tout n’est donc pas perdu ! Notre fragilité de créature est portée par le Christ notre roi.


 

65. Céciliennes

La martyre de Rome sainte Cécile est la patronne des musiciens. Le cécilianisme est un mouvement de renouveau dans la musique d’Eglise, qui débuta en Allemagne et en Autriche au XIXe siècle. Il toucha aussi la Suisse allemande et la Singine. Sous son influence, des chœurs s’organisèrent dans les paroisses. Ces chœurs prirent souvent le nom de Céciliennes, pour faire honneur à sainte Cécile. Le mouvement était très encadré par les autorités de l’Eglise. En 1908, l’abbé Joseph Bovet devenait président des Céciliennes du canton. Dans nos églises, on trouve fréquemment un vitrail de sainte Cécile près de la tribune des chanteurs.


 

64. Catholique

Cet adjectif, qui n’est pas dans la Bible, apparaît dans la littérature chrétienne au début du IIe siècle de notre ère. Catholique vient de deux mots grecs, kata (= relatif à) et holos (= tout). Catholique veut donc dire universel. L’Eglise catholique signifie l’Eglise répandue partout, en opposition à l’Eglise d’un lieu, à une Eglise locale. Mais rapidement, au cours de ce même IIe siècle de notre ère, le mot revêt une valeur polémique puisqu’il qualifie l’Eglise véritable face aux mouvements dissidents.


 

63. Cathédrale

La cathédrale est l’église d’un évêque, parce que c’est le lieu où se trouve sa cathèdre, c’est-à-dire son siège solennel d’évêque. A Fribourg, la cathèdre de l’évêque est placée sous la grille de Saint-Nicolas, entre la nef et le chœur. Elle est surmontée des armoiries du diocèse. Dans certains endroits, le mot cathédrale est remplacé par le mot dôme, Duomo di Milano (dôme de Milan), Kölner Dom (cathédrale de Cologne). Ce mot vient de domus, la maison en latin. Maison de l’évêque, maison de Dieu, maison du peuple ? On peut faire plusieurs rapprochements.


 

62. Catéchisme

Le catéchisme vient du verbe grec « faire retentir aux oreilles », d’où « instruire de vive voix ». Il est de la même famille que le mot « écho ». Quant au catéchuménat, le mot signifie la préparation des enfants, des jeunes et des adultes au baptême.


 

61. Carême

Contraction du latin quadragesima, quarantième. Période de quarante jours de jeûne avant Pâques, à la suite du Christ qui jeûna quarante jours. Lui-même avait vécu symboliquement le séjour des quarante ans du peuple hébreu au désert sous la conduite de Moïse. Il y a en fait un peu plus de quarante jours entre le Mercredi des Cendres et le jour de Pâques. Cela s’explique parce que les dimanches de carême ne sont pas considérés comme des jours de jeûne. Comme tous les autres dimanches, ils sont le signe joyeux de la résurrection du Christ.


 

60. Cardinal

Le mot cardinal, qui désigne les proches collaborateurs du pape, vient du latin cardo, le gond, le pivot. Les cardinaux étaient au commencement les principaux membres du clergé de Rome et environ. C’est autour d’eux que « tournait » l’organisation ecclésiastique de la cité.


 

59. Canon

Ce mot se retrouve dans beaucoup d’expressions religieuses : canon des Ecritures, droit canon, canonisation etc. Canon vient d’un mot qui a donné également canne à sucre… Canna en latin, kanôn en grec, c’est le roseau. Le roseau est une règle qui sert à mesurer. Le vocabulaire d’Eglise où se trouve le mot canon et ses dérivés signifie donc une chose mesurée, officielle. Le canon des Ecritures est la liste des livres bibliques reconnus.Le droit canonest la somme des lois ecclésiastiques. Une canonisation est la reconnaissance régulière de la sainteté d’un fidèle. 


 

58. Canaan (patois de)

Le patois n’est connu que des seuls initiés. Le patois de Canaan est une expression humoristique pour dire que les théologiens et les spécialistes de la Bible (symbolisée par le pays de Canaan) emploient des termes difficilement compréhensibles pour le commun des mortels. Le glossaire Dico Credo essaie de remédier à la situation !


 

57. Calvaire

Devenu profane, ce mot se rapporte aux souffrances d’un sportif ! Mais il provient de la Bible et désigne le lieu de la mort de Jésus. Le Calvaire (du latin calva, crâne) traduit le mot grec Golgotha, qui vient lui-même de l’araméen. Il correspond à une petite éminence en dehors de l’ancienne Jérusalem. Elle se détachait, comme une tête, un crâne, du terrain environnant. Le Calvaire est actuellement englobé dans la basilique du Saint-Sépulcre. On peut voir en contrebas un bout du rocher originel. Endroit bien émouvant pour méditer sur le salut donné au monde par Jésus.


 

56. Calice / Ciboire / Coupe / Patène / Custode / Pyxide

Beaucoup de mots pour désigner des vases sacrés, des objets de culte contenant le pain ou le vin de l’eucharistie, devenus corps et sang du Christ ! On met le vin dans le calice et les hosties dans le ciboire. La coupe est un synonyme du mot calice mais elle pourrait désigner aussi un ciboire. La patène est un disque presque plat, qui contient la grande hostie consommée par le prêtre. Une custode ou une pyxide désignent de petits récipients fermés dans lesquels on apporte la communion aux malades.


 

55. Burettes

Les burettes contiennent le vin et l’eau de la messe. On met de l’eau dans le vin car jadis, le vin était trop fort, il fallait le couper d’eau. Cette pratique du temps de Jésus a perduré jusqu’à aujourd’hui, mais on lui a donné un sens symbolique. L’eau qui se mêle au vin est l’image des humains unis au Christ-Dieu qui a pris notre humanité.


 

54. Bréviaire

Livre qui contient la liturgie des Heures, la prière officielle de l’Eglise, proposée pour les différentes parties de la journée (les heures). Les prêtres sont tenus à réciter le bréviaire, mais toute personne peut aussi le pratiquer. Dans le mot bréviaire, il y a l’idée de brièveté, d’abrégé. Le bréviaire est un livre qui contient tout en un, de manière pratique. On y trouve des textes qui appartiennent à différents livres, comme le lectionnaire de la Bible, le recueil des antiennes, les collections d’homélies, la vie des saints etc. C’est plus pratique d’avoir tous ces textes en un seul livre.


 

53. Bouc émissaire

Cette expression désigne un coupable chargé d’une faute pour laquelle il est totalement ou partiellement innocent. Elle fait référence à un rituel de l’Ancien Testament dans lequel un bouc était censé être chargé des péchés du peuple et envoyé (emissus en latin) à un démon habitant le désert.


 

52. Bible (livres, chapitres, versets)

La Bible est divisée en livres, les livres en chapitres, et les chapitres en versets. On abrège volontiers les titres des livres en deux ou trois lettres (exemple : Mt pour l’Evangile selon saint Matthieu). La division en chapitres n’a été faite qu’au Moyen Âge, et les numéros de versets sont apparus au XVIe siècle. Ainsi 1 Co 16,14 signifie première épître aux Corinthiens, chapitre 16, verset 14, c’est-à-dire : « Que tout chez vous se passe dans l’amour. »


 

51. Bible (éditions de la Bible)

La Bible en français est la traduction de textes originaux en hébreu, en araméen (pour une toute petite part), et en grec. Toute traduction est une interprétation. Il y plusieurs traductions possibles pour une même phrase. Voilà pourquoi il existe plusieurs versions de la Bible en français. Parmi les principales, citons la traduction liturgique (quelque peu simplifiée pour permettre sa proclamation dans l’assemblée – voir www.aelf.org), la Bible de Jérusalem (entreprise sous la direction des dominicains de l’Ecole biblique de Jérusalem), la Traduction œcuménique ou TOB, la Bible de Chouraqui. Cette dernière rend compte, parfois de manière rugueuse, du sens hébraïque qui se cache sous les mots en français.


 

50. Bible

La Bible vient du grec biblion, le livre, mais c’est un pluriel : Bible, biblia, veut dire en effet « les livres », ceux que l’on considère comme sacrés. La liste des livres sacrés n’est pas tombée du ciel. Elle provient de la réflexion des communautés croyantes, juives puis chrétiennes, qui ont reconnu dans ces livres la présence d’une parole venant de Dieu. Voir aussi Ecriture et Parole de Dieu.


 

49. Béni / Bénit

Selon l’usage, on écrit béni sans « t » lorsqu’il s’agit des personnes alors qu’on met un « t » lorsque la bénédiction concerne des objets. Les fidèles sont bénis, mais l’eau, les rameaux, des chapelets etc. sont bénits.


 

48. Bénéfice curial

Jadis, on faisait une distinction très nette entre la paroisse, chargée de divers frais liés à l’église, et les revenus du curé ou bénéfice curial, qui servaient à l’entretien du curé. Cet usage universellement répandu a été conservé dans le canton de Fribourg. Il y a donc deux comptabilités dans nos communautés : celle de la paroisse et celle du bénéfice curial, beaucoup moins importante que la paroisse. Placés sous la juridiction des curés, les bénéfices curiaux sont en fait administrés par des gérants.


 

47. Bene Merenti

Médaille donnée par le pape à une personne « bien méritante ». Aujourd’hui, dans notre diocèse, c’est l’évêque du diocèse qui accorde une telle médaille aux chanteurs d’Eglise pour quarante années de chant ainsi qu’à d’autres personnes engagées en Eglise. Les titulaires de la médaille sont conviés à faire partie de la Confrérie fribourgeoise des Médaillés Bene Merenti.


 

46. Béatitude

Ce mot vient du latin beatus, heureux. La béatitude désigne un état de bonheur complet. Mais pour l’Evangile, c’est une expression technique qui promet le bonheur à ceux qui accomplissent telle ou telle action, souvent paradoxale. Par exemple : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. » Dans l’Evangile de saint Matthieu, on a, suivant la manière de compter, sept, huit ou neuf béatitudes. L’Evangile de saint Luc n’en a que quatre, et elles sont suivies de malheurs. Ce ne sont pas des malédictions, mais des constatations que la personne est sur une mauvaise pente si elle adopte telle ou telle autre attitude.


 

45. Basilique

Terme d’architecture désignant dans l’Antiquité un bâtiment civil, salle d’audiences judiciaires, lieu d’assemblées et de boutiques. Le mot aujourd’hui a un sens religieux et désigne des églises particulièrement vénérables, à Rome et ailleurs dans le monde. Vient du mot basileus, le roi en grec. On peut dire que la basilique est le lieu où l’on accueille le Christ notre Roi. Nous avons dans notre diocèse plusieurs basiliques : Fribourg (église Notre-Dame), Genève (église à côté de la gare de Cornavin), Lausanne (le Valentin) et Neuchâtel (l’église rouge).


 

44. Baptême

Le mot vient du grec et veut dire « plonger ». Jadis, les candidats au baptême étaient totalement immergés, ou bien ils recevaient de l’eau sur tout le corps. Maintenant, on se contente le plus souvent, pour des raisons pratiques, de verser un peu d’eau sur le front des futurs baptisés. Pensons toutefois que par le baptême nous sommes plongés dans l’amour de Dieu !


 

43. Baal

Terme qui veut dire seigneur, maître. Ce mot désigne un dieu, voire plusieurs dieux de la religion des Cananéens et des Phéniciens. La Bible condamne les Hébreux qui se détournent du Dieu d’Israël pour adorer d’autres dieux, notamment Baal ou les Baals, ou qui conjuguent leur culte avec celui de Dieu. Elle condamne le culte des idoles, ces images que l’on fait des dieux. On associe Baal à Astarté, une divinité féminine : « Alors, ils ont crié vers le Seigneur : nous avons péché en abandonnant le Seigneur pour servir les Baals et les Astartés » (1 Samuel 12,10).


 

42. Azyme

Littéralement, en grec : sans levain. D’après la Bible, lors de la Pâque, les Hébreux avaient dû quitter l’Egypte si rapidement que leur pain n’avait pas pu lever ! Désormais les Hébreux célèbrent la pâque avec des pains sans levain. Jésus a agi de même et la messe, qui renvoie au dernier repas de Jésus, emploie des hosties, du pain sans levain. Jésus utilise dans un sens positif le mot levain, en proclamant que le levain du royaume des Cieux fait lever la pâte du monde (Mt 13,33). Mais le levain a aussi pour lui un sens négatif. Puisque le levain provoque la fermentation des aliments, il devient un symbole de corruption. On comprend pourquoi Jésus ait dit : « Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens » (Mt 16,6).


 

41. Avent

C’est le temps de quatre semaines environ précédant Noël. On peut faire un rapprochement entre avent et avant, même si ces mots ont une origine différente. Avent vient du latin adventus, la venue, l’arrivée. Les chrétiens se préparent à fêter la venue du Seigneur à Noël, mais aussi sa venue chaque jour dans les cœurs, et sa venue à la fin des temps.


 

40. Ave Maria

C’est la prière la plus connue à Marie, traduite en français par « Je vous salue Marie » ou « Réjouis-toi Marie ». La première partie remonte à la Bible, à la salutation de l’ange Gabriel à Marie et aux mots prononcés par Elisabeth pour sa cousine Marie. On a ajouté par la suite une demande d’intercession (« Sainte Marie, mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs » etc.).


 

39. Autel

Dans les religions, un autel est le lieu des offrandes, des sacrifices. Dans nos églises, l’autel est le lieu de l’eucharistie, qui rend présent le sacrifice de Jésus sur la croix, l’offrande de sa vie à Dieu son Père. Le mot vient du latin altus, haut, élevé. C’est un endroit « élevé », bien visible dans l’église. L’autel, vers qui porte nos regards, permet également de « nous élever » spirituellement vers Dieu. L’autel de célébration est placé au milieu du chœur et sert aujourd’hui à dire la messe ; le maître-autel est le grand autel qui se trouve près du mur du fond du chœur ou chevet (voir ce mot) ; un autel latéral est placé ailleurs dans l’église.


 

38. Auréole

On a coutume de représenter les saints avec un disque jaune derrière leur tête. C’est l’auréole. Le mot est en fait un adjectif (aureolus, doré), et le nom auquel il se rapporte est sous-entendu : corona, la couronne. L’auréole est la couronne dorée (corona aureola)surplombant la tête des saints, montrant qu’ils sont du côté de la lumière de Dieu.  


 

37. Aube

Du latin albus, blanc. Habit blanc porté par les prêtres, les servants de messe, les premiers communiants. Le blanc signifie le Christ ressuscité. Les nouveaux baptisés de Pâques portaient jadis des habits blancs pendant une semaine, et on parle toujours de la robe de baptême. Lorsque qu’on voit le prêtre et les servants en blanc à l’autel, pensons que nous pourrions nous aussi nous habiller de blanc, car nous sommes baptisés et unis au Christ ressuscité.


 

36. Assemblée liturgique

L’assemblée liturgique est le rassemblement des fidèles qui célèbrent la liturgie, surtout la messe. Au Sinaï, le peuple hébreu s’était rassemblé pour célébrer l’alliance avec Dieu. Ainsi la messe est un acte communautaire qui dit l’alliance entre Dieu et son peuple.


 

35. Ascèse

Pratiques de vie qui comportent une dimension pénible comme le jeûne (privation de nourriture) ou le lever de nuit pour la prière. Le mot vient du grec et signifie l’entraînement. Comme en sport, des personnes de diverses religions s’entraînent pour discipliner leur corps et leur esprit, afin qu’elles soient plus disponibles pour vivre avec Dieu.


 

34. Article de foi

Expression technique pour parler d’un point de la croyance. Le texte appelé credo ou symbole des apôtres est divisé en douze points, un chiffre idéal et hautement symbolique. Selon la légende, chacun des douze apôtres aurait rédigé une partie de ce texte avant de partir évangéliser le monde. On retrouve cela dans des décorations de stalles (sièges d’église) remontant à la fin du Moyen Âge, à Fribourg, Hauterive, Estavayer-le-Lac, Romont etc. On y voit le relief d’un apôtre tenant un bout du credo. Il est précédé par le relief d’un prophète, qui porte un message de l’Ancien Testament, annonciateur de l’article de foi en question.


 

33. Arche d'alliance

Coffret en or, placé à l’endroit le plus vénérable du temple de Jérusalem. Il était censé contenir les dix commandements donnés à Moïse. Deux anges sculptés, des chérubins, surmontaient le coffre. Le sommet du coffre avec les sculptures des anges formaient pourrait-on dire le trône de Dieu, présent invisiblement au-dessus du coffre. L’arche d’alliance a sans doute disparu lors de la destruction de Jérusalem, pillée par les armées de Babylone six cents ans avant le Christ. Cet objet n’a pas perdu son pouvoir d’attraction pour autant, comme l’atteste Les aventuriers de l’arche perdue, le film de Steven Spielberg.


 

32. Apôtres

Le mot apôtre, qui veut dire envoyé (voir apostolat), désigne les proches disciples de Jésus. Il est important de souligner leur nombre : douze. Souvent, les apôtres sont simplement appelés les Douze. Par ce chiffre, Jésus a voulu sans doute faire allusion aux douze tribus d’Israël. Par les douze apôtres, Jésus fonde ainsi le nouveau peuple de Dieu. Il existe dans la Bible d’autres personnes appelées apôtres, Paul et Barnabé, mais ils ne font pas partie des Douze.


 

31. Apostolique

Dans le credo, on dit que l’Eglise est apostolique, c’est-à-dire qu’elle a son origine dans la prédication des apôtres et qu’elle peut remonter à eux sans défaillance, par la continuité des évêques. Ce terme désigne aussi diverses expressions liées au pape, successeur d’une certaine manière, vicaire de l’apôtre Pierre. On parle ainsi du Siège apostolique (pour désigner l’autorité du pape), de vicariat apostolique (pour désigner une sorte de diocèse non encore organisé, dépendant plus directement de Rome), de visite apostolique (pour parler de l’inspection d’un couvent ou autre sur ordre de Rome) etc.


 

30. Apostolat

Ce mot fait référence aux apôtres, aux premiers disciples de Jésus. Apôtre veut dire en grec envoyé. En langage chrétien, le mot apostolat est un peu synonyme du mot mission. Du reste mission veut dire également envoyé, mais à partir d’une racine latine !


 

29. Apostasie

Littéralement : se tenir loin de. Action de renier sa foi.


 

28. Apophtegme

Par ce terme, on désigne avant tout les paroles mémorables des moines du désert égyptien. Souvent ces textes sont remplis d’humour et/ou désarçonnants. Exemple : « Un frère se plaint de sa vie. Un moine lui répond : peut-être est-ce la vie qui n’est pas contente de toi ? Elle est contente de vivre avec qui veut la vivre. »


 

27. Apocalypse

Littéralement, en grec, le « dévoilement ». Genre littéraire qui veut montrer, dévoiler, ce qui arrivera plus tard. Le livre biblique de l’Apocalypse n’est qu’un livre parmi d’autres illustrant ce genre littéraire. Il ne faut pas le considérer de manière négative. Ce n’est pas une série de catastrophes, mais la victoire du Christ sur les forces du mal.


 

26. Antiphonaire

Le mot dérive du latin du grec antiphônè qui veut dire chantl’un contre l’autre, c’est-à-dire chant alterné, en deux chœurs. Un antiphonaire est un recueil de chants d’Eglise. On conserve des antiphonaires du Moyen Âge, munis de précieux dessins. Le mot antiphônè a donné le mot antienne, qui est un petit verset qu’on récite ou qu’on chante avant, éventuellement pendant, et après la proclamation d’un psaume. Ce verset donne l’accent, le thème qui illustre le psaume selon les moments de l’année. Malheureusement, le mot est entré dans une expression négative, « chanter toujours la même antienne », c’est-à-dire se répéter… En chantant les psaumes, essayons au contraire d’en découvrir la saveur toujours nouvelle !


 

25. Antéchrist

Mot fameux qui désigne l’adversaire ultime du Christ, et donc annonce la fin des temps. Ce terme n’apparaît toutefois pas dans l’Apocalypse, mais dans les lettres de saint Jean. Il est mis aussi au pluriel et désigne des personnes qui s’opposent à la foi au Christ.


 

24. Annonciation / Ascension / Assomption

Des mots proches qui ont une signification différente. Annonciation = visite de l’ange Gabriel à Marie. Il lui annonce la venue du Fils de Dieu en son sein (fête : 25 mars). Ascension = montée de Jésus au ciel (fête : quarante jours après Pâques). Assomption = montée de Marie au ciel ; elle est prise (assumpta en latin) par son Fils dans la joie du royaume de Dieu (fête : 15 août).


 

23. Année sabbatique

Institution de l’Ancien Testament. Tous les sept ans, année qui prévoit le repos de la terre, la libération des esclaves et la remise des dettes. Ce mot désigne aujourd’hui un temps spécial de retrait, de congé et/ou de formation.


 

22. Année liturgique

Ensemble des célébrations sur une année. Elle commence non pas le 1er janvier, mais le premier dimanche de l’Avent.


 

21. Angelus

L’angelus sonne trois fois par jour, matin, midi et soir. Ce mot en latin veut dire ange. L’expression désigne le début d’une prière où l’on pense à la venue du Fils de Dieu en Marie, annoncée par l’ange Gabriel. Il y a quelques prières entourant trois Ave Maria ou Je vous salue Marie.


 

20. Anges

Créatures surnaturelles, présentes dans de nombreuses religions. Le mot veut dire en grec messager. Les anges sont les envoyés de Dieu, porteur d’un message de sa part. La Bible connaît uniquement le nom de trois anges : Michel, Gabriel et Raphaël. Les autres n’ont pas de noms. On a théorisé plus tard les différents degrés du monde angélique, simples anges, archanges etc. jusqu’aux chérubins et aux séraphins. N’oublions pas non plus notre ange gardien personnel, à qui Dieu nous a confié : qu’il soit toujours près de nous pour nous éclairer, nous garder, nous gouverner et nous guider.


 

19. Anathème

Expression grecque désignant un objet suspendu, c’est-à-dire un don offert à Dieu. Ce concept se retrouve dans l’Ancien Testament, mais notre conscience humaniste moderne réprouve ce qu’il signifie. En effet, l’anathème désigne surtout, dans le cas de la guerre sainte, la destruction de tout être vivant, hommes et bêtes, censés être porteurs de l’idolâtrie… L’anathème s’étend aussi à d’autres formes de culpabilités. En un sens atténué, l’anathème est l’exclusion d’un membre déviant de la communauté, ou la condamnation d’une doctrine religieuse jugée contraire à la vraie foi.


 

18. Anamnèse

D’un mot grec voulant dire le souvenir. Dans le langage chrétien, ce mot correspond à la partie de la messe qui fait suite à la consécration du pain et du vin dans le corps et le sang du Christ. Elle commence par une acclamation et ensuite par des paroles du prêtre faisant mémoire de la mort et de la résurrection du Christ. On y intègre aussi la « mémoire du futur », l’annonce de sa venue à la fin des temps.


 

17. Anachorète

Synonyme d’ermite, d’un verbe grec signifiant partir à l’écart. L’anachorète est une personne qui s’est retirée du monde pour vivre dans la solitude et la prière.


 

16. Amen

Terme hébreu qui veut dire, sous forme de souhait, « ainsi soit-il », « que cela soit vrai » et aussi de manière plus affirmative « ainsi en est-il », « en vérité ». Il se rattache au verbe qui a donné emouna, la foi. Jésus emploie ce terme pour souligner l’importance de ce qu’il dit. Amen conclue fréquemment des affirmations de saint Paul et l’Apocalypse désigne même Jésus comme « l’Amen, le témoin fidèle et vrai » (Ap 3,14).


 

15. Ambrosien

Vient de saint Ambroise, évêque de Milan au IVe siècle. Ce mot désigne tout ce qui a trait à l’Eglise de Milan, notamment sa liturgie particulière, qui n’est pas exactement la nôtre. Plusieurs endroits du Tessin dépendaient de l’évêché de Milan. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, une partie du Tessin célèbre la messe selon le rite ambrosien. On appelle « vallées ambrosiennes » la Léventine, la val Blenio et la vallée de Biasca.


 

14. Ambon

Ce mot désigne l’endroit à l’église où l’on proclame la Parole de Dieu. Il faut qu’il soit assez solennel pour montrer l’importance de ce qui est lu. Vient d’un verbe grec signifiant monter, ce qui laisse supposer que l’ambon était plus une tribune qu’un simple pupitre.


 

13. Alpha et oméga

Première et dernière lettre de l’alphabet grec. Trois passages du livre de l’Apocalypse mentionnent cette expression, comme attribut de Dieu (Ap 1,8 et 21,6) et de Jésus (Ap 22,13). Cette expression veut dire que Dieu et Jésus sont l’origine et le but final de la création. Elle s’enracine dans l’Ancien Testament, pour qui Dieu est premier et dernier. On a coutume de mettre les lettres alpha et oméga sur le cierge pascal, qui symbolise le Christ ressuscité.


 

12. Alliance (Ancienne et Nouvelle)

Concept fondamental pour la Bible : Dieu fait alliance avec l’humanité. Il a renouvelé plusieurs fois cette alliance, avec Noé, Abraham, Moïse. Le terme alliance nouvelle se trouve chez le prophète Jérémie (Jr 31,31), et signifie une alliance du cœur avec Dieu, fondée sur l’amour et l’intériorité, et non pas simplement une alliance extérieure, fondée sur l’observance de commandements et de pratiques rituelles. Le prophète Ezéchiel parle aussi du cœur nouveau et l’esprit nouveau (Ez 36,36-37). Le concept d’alliance nouvelle se retrouve dans les premiers écrits chrétiens. Le sang de l’alliance nouvelle désigne le sang du Christ (Lc 22,20 ; 1 Co 11,25). Saint Paul parle des ministres de l’alliance nouvelle (2 Co 3,6) et la lettre aux Hébreux a théorisé le changement d’une première alliance en une deuxième et « meilleure » alliance, dans le Christ (He 8,6-7). Voir aussi Testament (Ancien et Nouveau).


 

11. Alleluia

Ce mot vient de l’hébreu, hallelu-Yah, et veut dire « louez Dieu », Yah étant une contraction du mot Yahvé. Pour les chrétiens, un motif de louange du Seigneur est d’écouter son Evangile. Voilà pourquoi nous chantons l’alleluia juste avant l’Evangile. Le chant disparaît durant le temps du carême, afin qu’il résonne de manière plus nette à Pâques, fête de la louange au Dieu de la vie.


 

10. Agneau de Dieu (Agnus Dei)

Titre donné par Jean-Baptiste à Jésus. Les spécialistes relèvent que le mot agneau en araméen peut signifier aussi l’enfant.« Agneau de Dieu » pourrait donc dire « Fils de Dieu ». Ce mot agneau peut être rapproché de la douceur de Jésus, de sa mort en croix tel l’agneau du sacrifice. Jésus est comme l’agneau pascal, consommé lors du repas de la Pâque juive, dont le sang servait de protection contre le mal. L’expression apparaît dans le rituel de la messe dans le chant du Gloria et celui de l’Agnus Dei. C’est aussi une exclamation juste avant la communion : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde. » 


 

9. Agent-e pastoral-e

Le mot agent désigne les personnes qui travaillent, agissent, dans certaines professions (on parle d’agent diplomatique, d’agent commercial, d’agent d’assurances etc.). Ce mot se rapporte également aux personnes engagées dans la pastorale (voir ce mot), en tant que prêtres, diacres ou laïcs ayant reçu un mandat de l’Eglise. Dans la pratique, le terme d’agent pastoral est souvent synonyme d’agent pastoral laïc. 


 

8. Agapes

Ce mot désigne aujourd’hui une forme de repas. Il provient du grec agapè, l’amour divin, l’amour inconditionnel, synonyme du mot charité. Repas et charité ont un point commun. Les repas communautaires des premiers chrétiens manifestaient en effet leur communion fraternelle. D’ailleurs, le rituel de l’eucharistie, qui atteste l’amour de Dieu pour nous, a son origine dans le dernier repas de Jésus, la sainte cène.


 

7. Adonaï / Elohim / Yahvé

Divers mots hébreux pour désigner Dieu. Adonaï = Seigneur. Elohim = pluriel de El (Dieu) ; le mot, curieusement, ne veut pas dire les dieux mais, par un pluriel, désigne Dieu au singulier.  Yahvé = le nom propre que Dieu a révélé à Moïse. Jehova est une autre matière de vocaliser Yahvé. Par respect pour le nom divin, les Juifs ont coutume de remplacer Yahvé par Adonaï. Cette tradition se retrouve dans les textes de la liturgie catholique (emploi du mot Seigneur à la place de Yahvé).


 

6. Action de carême

Il faut distinguer le Carême et l’Action de carême. Le Carême est un temps de préparation à Pâques avec les propositions classiques d’intensifier l’aumône, le jeûne et la prière, propositions qui se traduisent par les libres adaptions de chacun. L’Action de carême est une association catholique suisse fondée en 1961 qui offre pour le temps du Carême du matériel et diverses animations. Les dons offerts à l’Action de carême vont à des projets d’entraide dans les pays du Sud.


 

5. Actes de foi / d’espérance / de charité

Termes techniques désignant de courtes prières pour demander au Seigneur une augmentation de notre foi, de notre espérance et de notre amour envers Dieu et le prochain.


 

4. Abstinence / Jeûne

L’abstinence désigne la privation de certains aliments durant une période déterminée (par exemple ne pas manger de viande le vendredi). Le jeûne au contraire restreint le nombre des repas par jour. Si l’on jeûne, on ne prendra, outre le déjeuner, qu’un seul repas à midi ou le soir, avec une simple collation remplaçant l’autre repas. Dans les normes générales de l’Eglise, il n’y a plus que deux jours de jeûne et d’abstinence par année, le Mercredi des cendres et le Vendredi-Saint : on est appelé à restreindre sa nourriture et à se priver de viande.


 

3. Absoute

Ancien terme pour désigner la dernière partie des enterrements, avec l’eau bénite et l’encens. Vient du verbe latin absolvere, absoudre. Dans l’ancienne liturgie on insistait beaucoup sur la demande d’absolution, la délivrance des péchés du défunt. Même si cette partie s’appelle désormais le rite du dernier adieu, le mot absoute est conservé dans le langage courant.


 

2. Abside

Extrémité en demi-cercle dans le chœur d’une église, derrière l’autel. Le mot chevet (du latin caput, tête) est plus large et désigne la partie extrême de l’église, quelle que soit sa forme extérieure ou intérieure, arrondie ou plate.


 

1. Abba

Groupe suédois de musique pop ! Mais c’est aussi le nom donné par Jésus à Dieu son Père, repris par saint Paul. Veut dire papa. L’expression dénote donc un rapport familier avec Dieu.